En avez-vous assez des usines à chiots ?

La Voix de l'Est

Saviez-vous que ce sont encore nous, les contribuables, qui finançons les saisies de chiens dans ces usines avec nos taxes et nos impôts? En avez-vous assez de payer pour ces personnes qui s'en mettent plein les poches et qui se moquent des lois? Oui, il est inhumain et inacceptable d'opérer ce genre d'entreprises illégal. Oui, ces animaux maltraités font pitié et n'ont aucun moyen de défense. Oui, au Québec, nous décrochons la première place canadienne lorsqu'il s'agit de cruauté envers les animaux. Oui, notre société est malade et irresponsable.

J'en ai aussi assez de me faire dire que nos animaux sont mieux traités que les personnes âgées, que nos enfants, que les femmes battues ou les mal-aimés? Si nous sommes capables de maltraitance envers les animaux, nous sommes capables de tout... Et ce, au nom de l'argent et du pouvoir!

L'amour porté aux animaux en dérange plusieurs et agace. Certains iront même jusqu'à dire que nous aimons les animaux plus que les humains. Peut-être... N'oubliez jamais que les animaux suivent des règles et ne font jamais preuve de méchanceté! La loi animale est plus forte que tout et se transmet de tous à chacun depuis des siècles.

Laissons tomber ce petit côté fleur bleue que les gens détestent et parlons finances. Chaque année, des sommes exorbitantes sont dépensées pour la cause animale. Que ce soit dans les SPA, SPCA, les refuges, les fourrières, à Anima-Québec, au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), les contribuables financent les réseaux de maltraitance, d'abandon et de surpopulation. Pourquoi donc ne sommes-nous pas en mesure de faire voter des lois pour dissuader, punir et enrayer ce fléau? N'avons-nous pas des hôpitaux, des écoles, des routes à payer? Avec le projet de loi P-42 qui suggère une série de modifications sur le minimum requis en matière d'installations chez les élevages, les fourrières, etc., et ce, sans réellement régler le problème à la source, ne serait-il pas plus logique de faire financer ces coûts? Un petit séjour en prison accompagné d'une amende salée en plus de travaux communautaires dans les endroits réservés aux animaux ne serait-il pas la solution? L'appât du gain serait-il moins alléchant? Avec ces sommes d'argent, nous pourrions financer les stérilisations, les puces de traçage, la bouffe et les différents besoins... Celui qui abandonnera son animal sera vite retrouvé et paiera l'amende qui pourra financer la prise en charge de l'animal. Trop facile, peut-être?

N'oublions pas que nous avons affaire à un réseau bien organisé qui fait vivre bien du monde comme certains vétérinaires, des animaleries... Le gouvernement est-il complice? Voyons à nos affaires et demandons des comptes.

Tenons-nous debout et cessons de payer pour les cas de maltraitance, d'abandon et quoi encore. Faisons voter des lois qui nous ressemblent. Le Québec n'est-il pas la terre promise pour tous les êtres vivants? Parce que les animaux sont aussi des êtres vivants.

Avoir de la compassion, ce n'est pas être faible, c'est être humain.

Je tiens à remercier Serge Paquette, le caricaturiste, qui a à coeur la cause animale. Sans oublier la SPA des Cantons-de-l'Est, Carl Girard et son équipe, qui réalise de l'excellent travail; ne lâchez pas, on a besoin de vous!

Johanne Lacroix

Granby

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