En effet, après avoir prêché le «changement» en termes vagues pendant près d'une année sans jamais mettre le petit orteil dans l'arène politique, voilà que monsieur Legault et sa pseudo nouvelle formation politique doivent maintenant proposer des solutions concrètes au Québécois. Ces idées doivent être précises et réalistes si un parti politique aspire sérieusement à devenir le gouvernement du Québec. L'importance de ces solutions concrètes aux enjeux d'aujourd'hui prend tout son sens considérant que l'Assemblée nationale du Québec adopte des lois et non de populaires slogans politiques.
Or, à voir notamment messieurs François Bonnardel, porte-parole de la CAQ en matière de finances, revenu, santé et services sociaux, et Janvier Grondin, porte-parole de la CAQ en matière d'agriculture, pêcheries, alimentation et aînés, on ne peut que conclure une chose: la CAQ n'est pas prête à gouverner.
En effet, dans le cadre d'une conférence de presse portant sur les réformes qu'apporterait la CAQ au réseau québécois de la santé, monsieur Bonnardel a d'abord annoncé que 2500 employés de l'État perdraient leur emploi, un chiffre largement supérieur aux 1000 postes mentionnés précédemment par le chef de la CAQ, François Legault.
Quant à monsieur Grondin, il s'est empressé de déclarer qu'il n'y aurait aucun licenciement avant de se raviser et de concéder qu'il y en aurait peut-être.
Vu la confusion évidente entre les deux députés dans le cadre de la même conférence de presse, monsieur Bonnardel a avoué ne pas avoir le chiffre exact, mais qu'«à peu près 2500» fonctionnaires allaient perdre leur emploi.
Un manque de cohérence comme celui-ci est inacceptable et franchement inquiétant de la part des porte-parole principaux d'un parti politique qui aspire gouverner le Québec dans un avenir rapproché.
En plus de démontrer un manque de sérieux évident, on ne peut que conclure que pour monsieur Bonnardel et son chef, François Legault, la perte de l'emploi de 1500 personnes, touchant possiblement autant de familles, semble un geste fort banal. Reste à savoir si ces 1000 ou 2500 employés (on ne le sait pas) qui pour plusieurs d'entre eux, travaillent très fort au sein du réseau québécois de la santé, et ce, depuis des décennies, partagent le même avis.
Maxime Pridmore
président régional de l'Estrie du Parti libéral du Québec
Granby