CINLB: il faut préserver la gratuité

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La Voix de l'Est

Il n'y a pas une fois où je vais à Granby sans passer par le Centre d'interprétation de la nature où j'ai rencontré mes premières mésanges, marmottes, porcs-épics, chevreuils, renards, faucons pèlerins, où j'ai observé mes premières étoiles au télescope, où j'ai réalisé que les abeilles étaient solidaires et travaillantes.

Grâce à toutes les expositions, les films documentaires qu'on y présentait autrefois, j'ai acquis une certaine connaissance de la nature et du monde dans lequel nous vivons. J'ai grandi avec le parc, observant les racines de ses arbres prendre de l'expansion plus je grandissais moi-même, m'assoyant sur ses rochers pour me reposer, parcourant ses sentiers avec le vent dans les oreilles et le soleil entrelaçant mon visage au travers des branches, côtoyé ses marais et observé les rats musqués affairés au transport de matériau une mission en tête, les tortues gigantesques et rares, les têtards devenir grenouilles, la forêt reprendre vie au printemps, les outardes arriver et repartir avec l'automne. Ses odeurs ont bercé mon enfance, son air pur a empli mes poumons et calmé mes maux d'adolescente. Ce territoire est vivant, il personnifie mon meilleur allié, un lieu de paix, une maison accueillante. Le centre est un petit coin de paradis, sa biodiversité est riche et les apprentissages qu'on y fait n'ont pas de prix. Il a subi d'énormes changements depuis l'agrandissement de la piste cyclable qui a permis aux cyclistes d'y avoir accès en toute sécurité. Puis son accueil, lieu de transmission de connaissances et de promotion de la santé s'est transformé en magasin de bidules fabriqués en Chine avec des distributrices de boissons gazeuses.

Toute mon enfance, j'ai eu accès à toutes sortes d'activités reliées à la nature, gratuitement. Plus je grandissais, plus la dette municipale rétrécissait et la superficie de ses espaces verts également avec la venue sans cesse croissante de nouveaux citoyens. N'y a-t-il pas là un non-sens?

Les espaces verts et leurs accès doivent être préservés. Ils sont le lieu de découvertes pour les générations futures et un asile pour les personnes qui en ressentent le besoin. Je comprends qu'il faille que quelqu'un paie pour l'entretien de ceux-ci, mais ils font partie d'un bien commun essentiel à la population. Le bien-être des citoyens fait de ceux-ci des citoyens plus productifs, la mairie peut le voir ainsi. En mon sens, le centre est en crise depuis longtemps et a besoin que les citoyens de la ville se secouent et se portent à son secours. Il doit y avoir une solution qui permettra de préserver sa gratuité. Nous devons être créatifs et précurseurs de changement, promouvons des valeurs aux couleurs du développement durable, soyons innovateurs et décidons de faire de nos espaces verts une priorité.

C'est comme ça que j'imaginais l'avenir de Granby moi.

Julie Perras, B.Sc.

Plein air et tourisme d'aventure

Granby

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