Vivre selon ses moyens

La Voix de l'Est

Ma mère a élevé ses douze enfants, sans mari, sans dette et sans l'aide sociale, mais selon ses moyens! Une phrase qu'elle répétait souvent: «Mes enfants, ce n'est pas ce que vous gagnez qui est important, mais ce qui vous reste pour l'épargne».

Voilà une femme qui pensait pour le présent et le futur, pour voir venir les temps plus durs. Elle est morte à 93 ans, sans dette, et avec de l'argent pour ses funérailles, car elle ne voulait pas être un fardeau pour ses enfants. Je regarde aujourd'hui l'héritage qu'elle nous a laissé et je suis fier de voir que tout son monde a une vie agréable, sans dette et sans le stress des fins de mois.

Si nos élus de tous les niveaux faisaient le même exercice, c'est-à-dire vivre selon ses moyens, le contribuable n'aurait pas à débourser davantage année après année pour payer la dette que ces gens chargent sur nos épaules et sur celles de nos enfants. Ces élus pensent plus à leur rémunération, à leur prime de départ et à leur pension qu'au bien-être de leurs contribuables!

Enfin, si l'on avait à les payer pour le rendement et la compétence, la majorité paierait pour venir travailler ou changerait d'emploi tout simplement.

Mettez le chapeau, ceux qui se sentent visés.

Denis Hébert

Granby

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