Sécurité et quartiers blancs

La Voix de l'Est

J'habite dans l'ancien canton qui, pour la première fois, a été désigné quartier blanc.

Comme madame Baron l'écrivait dans ces pages dernièrement, je suis entièrement d'accord avec elle quand elle parle de la sécurité qui est déficiente. L'auto de mon fils s'est fait rentrer dedans au coin des rues Robichaud et Conrad le 24 décembre. Heureusement, personne n'a été blessé, seulement de la tôle froissée. J'étais sur place pour l'aider à remplir un constat à l'amiable et je n'avais pas assez des 10 doigts de la main pour compter le nombre de véhicules qui sont partis en dérapage. Même les gens à pied qui traversaient la rue avaient toutes les difficultés du monde à rester debout. Nous avons appelé le 911 pour qu'ils envoient un camion des travaux publics pour épandre des abrasifs. Quinze minutes plus tard, une voiture de la sûreté municipale vient constater l'état de la rue et ironiquement, le véhicule de police part aussi en dérapage et passe près d'emboutir un véhicule qui était déjà arrêté sur le coin de la rue. D'ailleurs, l'intersection Conrad et 9e rang était presque aussi dangereuse.

C'est vrai qu'il faut protéger notre environnement, mais si plein de véhicules se retrouvent au garage pour cause d'accident, le fait de devoir changer des pièces n'est pas plus bénéfique pour l'environnement, car ce ne sont pas toutes les pièces sur les autos qui sont recyclables. Et comment expliquer à une personne blessée ou handicapée à la suite d'un accident que ceci aurait pu être évité si elle ne s'était pas retrouvée dans un quartier blanc?

Pierre Rainville

Granby

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