Épater la galerie

Personne n'est dans le beat, mais comme le 25 décembre approche, j'ai profité... (La Voix de l'Est)

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La Voix de l'Est

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

Personne n'est dans le beat, mais comme le 25 décembre approche, j'ai profité de la douce brise printanière du week-end dernier pour installer mes lumières de Noël à l'extérieur.

À vrai dire, j'en ai profité pour sacrer après les lumières de Noël censées donner un charme fou à ma demeure. Une chance que je n'avais pas le bout des doigts gelés, sinon je garrochais tout dans le boulevard.

Je me revois, ébahie devant la délicatesse du fabricant qui s'applique à faire tenir chaque paquet de lumières avec des attaches à sac à poubelle. Trois tours partout. Ça, ça veut dire que quelqu'un, quelque part sur la planète, est payé pour faire ça. À la main.

Si la compagnie de lumières investissait maintenant la même énergie pour que celles-ci fonctionnent quand on les branche, ça serait, comment dire, magique.

Normalement, j'ai besoin de six jeux d'une centaine de mini-ampoules incandescentes en forme de flocon pour couvrir la façade de ma maison. Des blancs. Sur six paquets, deux et demi ne fonctionnaient pas. Dans mon bac de gugusses de Noël dormaient deux boîtes neuves d'une centaine de mini-ampoules incandescentes en forme de flocon... multicolore. Tabourette!

L'experte en décoration que je suis a donc décidé de faire les côtés de la galerie blancs et le devant coloré. Mon but était de créer une certaine harmonie lumineuse... Au terme de l'installation, il me manquait un rang de couleur de chaque côté pour que ce soit vraiment symétrique. Bof, pas grave que je me suis dit, défiant du coup mon trouble obsessif compulsif lié à l'ordre. Mais quand j'ai découvert que la moitié d'un de mes jeux de lumières aux couleurs variées était ÉTEINTE, j'étais en beau joual vert.

Y'est neuf bâtard!

Qui prend le temps de vérifier chaque ampoule pour savoir laquelle fait sa capricieuse? J'ai donc zigonné. À tâtons, j'ai découvert l'endroit où le courant passait de travers. Quand je tenais les lumières d'une certaine manière, à bout de bras et sur la pointe des pieds, elles éclairaient. Mais comme j'avais d'autres projets en tête pour l'hiver, j'ai tenté de les placer de façon à ce que ça fonctionne. Dès que les 100 se sont allumées simultanément, je me suis poussée en courant, sommant tout le monde sur mon passage de ne pas toucher ou même effleurer ma galerie et ses composantes.

«Interdiction de la regarder!», que je scandais, le regard noir.

C'est clair qu'au premier coup de vent, ça allait s'éteindre, mais il faut choisir ses combats dans la vie.

Habitée par la magie des Fêtes (ceci est un mensonge), j'ai ensuite décidé de décorer le sapin.

Crousse. Là aussi mes sets de lumières m'ont rendue bleu marine.

Une chance que l'odeur envoûtante de mon picea abies agissait comme calmant, sinon je le passais par la fenêtre... en faisant, bien sûr, attention de ne pas accrocher mes lumières extérieures au passage.

D'une année à l'autre, mon salon est de moins en moins éclair par les lumières de notre sapin de Noël tellement les ensembles d'ampoules nous lâchent un après l'autre.

J'ai fait une petite enquête éclaire hier au bureau et sur une dizaine de collègues, un seul a pu installer ses lumières de Noël d'un trait sans sacrer. En fait, c'est son épouse qui s'en est occupé. Marie-Noëlle.

Ceci explique sans doute cela... Faudrait investiguer.

Chose certaine, chez moi l'année prochaine, les décorations extérieures vont briller par leur absence. Pas vrai que chaque année, les mozus de lumières vont m'en faire voir de toutes les couleurs.

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