To be or not to be à Paris?

Si les auteurs des attentats terroristes de vendredi... (AP, Peter Dejong)

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Si les auteurs des attentats terroristes de vendredi à Paris espéraient bouleverser l'ordre des choses, ils y sont parvenus.

AP, Peter Dejong

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Si les auteurs des attentats terroristes de vendredi à Paris espéraient bouleverser l'ordre des choses, ils y sont parvenus.

La Conférence de l'ONU sur les changements climatiques prévue dans la capitale française du 30 novembre au 11 décembre se tiendra quand même, mais elle force les participants à revoir les détails de leur présence. Philippe Couillard, qui devait s'y rendre du 4 au 10 décembre, a reconnu hier qu'il faudra probablement réviser son programme, compte tenu des contraintes accrues que fera porter la sécurité sur les lieux de la conférence, ainsi que sur la ville au complet.

La logistique de cette rencontre internationale était déjà compliquée à cause du nombre sans précédent de chefs d'État et de gouvernements participants. Les convois motorisés paralyseront la circulation dans une ville déjà très congestionnée. À elle seule, la présence de Barack Obama imposera des mesures de sécurité extraordinaires. Ce sera un cauchemar.

Pour les chefs des États fédérés, c'est le cas de Philippe Couillard, qui prévoyaient des événements sur les lieux de la conférence au Bourget, ainsi qu'ailleurs à Paris, les déplacements risquent d'être très compliqués.

La Trudeaufolie

Qui plus est, comment se faire remarquer, pour les premiers ministres des provinces, dans un environnement où les lendemains des attentats de vendredi soir retiendront encore toute l'attention?

Tout le monde reconnaît que la lutte contre les changements climatiques exige une participation de tous les paliers de gouvernement. Le Québec entend bien profiter de l'événement pour faire valoir sa contribution à cette initiative internationale. Mais comment intéresser les médias internationaux aux États fédérés, dans un tel contexte? Ce sera difficile.

Et plus encore, comment intéresser la presse internationale alors que toutes les caméras seront tournées vers Justin Trudeau, ce «Kennedy du nord» qui suscite la trudeaufolie dans les grandes capitales, après la trudeaumanie autour de son père dans les années 60?

Le 23 novembre, M. Trudeau rencontrera ses homologues des provinces pour préparer la contribution canadienne à la Conférence de Paris. Il pourrait les inviter à l'accompagner à l'ouverture des travaux à la fin du mois. M. Couillard a déclaré hier qu'il acquiescerait à une telle invitation si elle est lancée. Mais une fois à Paris, les premiers ministres n'auront pas accès à la salle principale de la conférence où se réuniront les chefs d'État ou de gouvernements. Leur présence à Paris renforcerait sans doute la crédibilité des intentions de Justin Trudeau, mais sans plus.

Au fond, la question que devront se poser M. Couillard et ses collègues des autres provinces est de savoir comment ils pourront être utiles et se faire remarquer dans un tel décor. «To be, or not to be à Paris»? Là est la question.

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