Ce qu'il faut plus particulièrement relever dans cette annonce, c'est l'unicité du projet. Toute expansion est évidemment toujours accueillie avec satisfaction, surtout quand elle s'accompagne de créativité et d'emplois spécialisés. Mais il importe cette fois de relever que l'usine de Bromont en est une performante qui a la cote auprès de la maison-mère, cela, au point de décrocher d'importants mandats.
Avec les deux centres d'excellence qu'on y implantera, les installations de Bromont desserviront les 85 usines que GE Aviation opère à travers le monde. L'entreprise fabrique des composantes pour les moteurs d'un avion sur deux qui vole autour de la Terre, dont les Boeing 737 et les Airbus A-320.
L'agrandissement prévu accueillera un centre à propos duquel on a précisé: «tous les projets importants de robotique vont passer par ici». Belle confiance, méritée sans doute, mais tout un défi également. Quant à l'agrandissement de l'an dernier, c'est le centre d'excellence en équipement et tests d'outillage qui y logera. Sa vaste mission va de la conception d'équipements à l'analyse des vibrations des moteurs en passant par divers essais.
L'usine de Bromont en reste une de production, mais elle s'affirme en même temps de plus en plus comme centre d'excellence et d'innovation. Ce qui est tout à l'honneur de son personnel et de sa direction. Ce qui est aussi fort intéressant pour les ingénieurs et diplômés qui sortent des universités ou qui sont en quête d'emplois. Parce qu'il y a là de beaux défis à relever en recherche et créativité et qu'il s'agit d'emplois rémunérateurs.
Enfin, ce qui avantage Bromont profite à l'économie de toute la région. L'inverse étant également vrai. C'est toutefois doublement intéressant lorsque des investissements, comme cette fois, débordent la simple production pour mettre l'accent sur la recherche, l'innovation, l'excellence.
Le gros contrat de Bombardier
Bombardier vient de son côté d'obtenir une importante commande de jets d'affaires, laquelle pourrait grossir pour atteindre 7 milliards$. Ça n'apporte évidemment rien à la région. Reste que, de Valcourt à Montréal, l'évocation de ce nom ne laisse personne indifférent.
Mais dans les bureaux de l'entreprise, il y a sans doute eu, avant hier, grand soupir de soulagement. Parce qu'il y a longtemps que les travailleurs montréalais de l'aéronautique attendaient la grosse nouvelle susceptible de consolider leurs emplois, d'assurer leur avenir. Une nouvelle qui tardait à venir.
Si seulement, maintenant, il pouvait en venir une autre au bénéfice de Valcourt pour y soutenir et même relancer le marché de l'emploi, lequel, on le sait depuis l'annonce du déplacement du montage des motomarines de BRP vers le Mexique, subira un sérieux recul. Une bonne nouvelle serait là aussi fortement appréciée.