Guerrière... et myope

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Dans tous les « pourquoi » adressés à mes parents dans mon enfance, il est clair que j'ai cherché à savoir un jour pourquoi ils m'avaient prénommée Isabelle.

Je les ai textés cette semaine pour leur reposer la question. Encore.

M'man, question existentielle après-midi pour la rédaction de mon billet : pourquoi vous m'avez appelée Isabelle ?

Écoute, parce qu'on a eu un coup de coeur pour Isabelle et on savait que tu deviendrais une belle grande fille avec ce prénom. Aussi, avec Gaboriault, ça se prononçait bien. Ton père dit que si ce n'était pas Isabelle, c'était Georges !

Merci d'avoir choisi le nom de fille, p'pa !

On a aussi pensé à Viviane Vachon, mais t'as changé de vocation : journaliste au lieu de lutteuse professionnelle !

J'ai mis fin à cette conversation disjonctée en les remerciant de ne pas m'avoir donné mon deuxième « deuxième prénom ». Une mode dans le temps. Sur mon baptistaire, avec Isabelle, on retrouve aussi Marie-Ève et... Sôôôniââââ.

Quelle tangente aurait pris ma vie si j'avais porté Sonia ? 

Notre prénom nous marque autant qu'un tatouage. C'est la pièce maîtresse de notre identité. Ce sont les premiers sons qui nous définissent. La littérature abonde de nos jours pour nous indiquer à quels caractères, quelle couleur, quelle correspondance astrologique et numérologique, quels goûts, voire quel profil amoureux est lié notre prénom. 

Comme le nez que nous avons en plein milieu du visage, notre prénom nous suit partout. Le prénom peut être synonyme d'une époque, d'une philosophie, d'une classe sociale ou d'un trop grand intérêt pour Le Seigneur des Anneaux...

La vie peut être longue longtemps si on ne l'aime pas...

Isabelle tirerait son origine de sainte Isabelle De France. Isabella, soeur de saint Louis, était la fondatrice de l'abbaye de Longchamp, près de Paris, au treizième siècle. C'est aussi une couleur jaune ou café-au-lait qui désigne la robe d'un cheval.

Parmi les femmes illustres qui ont porté ce prénom, on retrouve Isabelle de Castille, reine d'Espagne. Cette dame a gouverné ses États conjointement avec son époux, Ferdinand V. Ensemble, ils ont mis fin à la domination des Maures en Espagne par la prise de Grenade en 1492. Une battante, quoi !

Pourquoi je vous parle de mon prénom ? 

Je me suis mise à me questionner sur ses origines après avoir fait deux tests rigolos sur Facebook sur ce que serait mon prénom « d'indienne ».

Oui, des fois pour me vider l'esprit, j'aime faire ce genre de petit test à cinq cennes. Ça prend deux minutes et c'est souvent très drôle.

Le premier nous faisait découvrir une espèce de totem à partir de la première lettre de notre prénom et de la première lettre de notre nom de famille. Avec mes initiales, j'ai hérité de Ragondin (I) Bigleux (G). Le pire totem du monde entier ! 

Un ragondin est un gros rongeur d'Amérique du Sud pareil à nos rats musqués et bigleux fait référence à une déficience visuelle. Ses synonymes sont myope et loucheur.

Un gros rat myope, voilà ce que je suis.

Je préfère de loin le nom amérindien qu'on m'a donné sur un deuxième site aussi peu sérieux : Danse avec les nuages.

Ça, c'est plus moi. 

Ce prénom signifie que je possède la force d'une guerrière, que je suis en harmonie avec la terre et en paix avec moi-même.

Ce sobriquet tout en mouvement stipule aussi que je possède la beauté et la grâce d'une fleur. Une fleur avec des lunettes...

L'histoire ne dit toutefois pas de laquelle il s'agit. 

Rose ? Pissenlit ? Rhododendron ?

Qu'importe. 

Pourvu qu'elle « sente bonne ».




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