Pour les nez fins

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

Une amie à moi n'a jamais faire cuire un poulet entier. Elle m'a fait cette déclaration-choc un jour alors que je lui disais à quel point j'aimais la fondue chinoise.

- Maudit que c'est bon de la fondue, non ?, que je lui ai lancé, avec en tête le plaisir que j'avais éprouvé la veille à engloutir de nombreuses bouchées de bouts-de-fromage-en-grain-enrôbés-d'une-slice-de-boeuf-à-fondue-trempés-dans-un-mélange-mayo-curry-et-sauce-chili. 

- Non, je ne suis pas très fondue, qu'elle m'a répondu. J'ai une très grande intolérance aux odeurs de bouffe dans la maison. 

- Ça doit donc être rare que tu fasses cuire un poulet entier, que je lui ai alors fait remarquer.

Ce à quoi elle a répondu ne pas se souvenir du jour où elle a fait cuire un poulet dans sa cuisinière. Dans le BBQ, oui. Mais entouré de légumes dans la rôtissoire ? Non. Jamais. 

C'est tellement bon un poulet au four. Surtout les beaux gros poulets de grain musclés. Au barbecue, aux légumes ou avec un citron dans le cul (curieux comme nom de recette ? C'est de Christian Bégin), ça fond dans la bouche. Comme c'est moi la préposée au désossage à la maison, je me réserve chaque fois les sot-l'y-laisse encore fumants. Juste d'y penser, j'en ai l'eau à la bouche. Le sot-l'y-laisse. Drôle de nom pour la bouchée la plus tendre d'une volaille ! Son origine ? Deux hypothèses existent, mais en gros, comme les sot-l'y-laisse sont considérés comme les « huîtres du poulet », l'histoire veut que « seul un sot laisserait ces morceaux sans les manger ».

Bref, même si je suis visiblement gourmande, il m'arrive aussi de changer mes plans pour éviter que ma maison sente le Buffet des continents pendant des jours. Je comprends donc très bien l'aversion de mon amie aux odeurs de cuisson. Je déteste aussi me réveiller la nuit avec, dans le nez, le parfum d'un rôti de palette oignons et moutarde. Ça colle aux vêtements, dans les cheveux, dans les draps. C'est dégoûtant. 

Mais comme il n'est pas impossible qu'un jour ma chum soit frappée d'une rage de poulet rôti au four à la perfection, j'ai pensé lui donner des trucs de grand-mère pour chasser les mauvaises odeurs.

C'est triste de se priver d'un filet mignon en croûte de pistaches pour éviter les relents de cuisson jusque dans notre tiroir à caleçons !

Pour les odeurs persistantes, on place un bol de vinaigre blanc sur notre plan de travail. Mieux encore, pendant qu'on fait cuire les patates qui accompagneront nos filets de porc caramélisés aux pommes, on fait bouillir le vinaigre blanc dans une casserole non couverte. Les vapeurs absorberont les odeurs tenaces de la cuisine. Un truc tout aussi efficace : faire bouillir de l'eau avec dedans le jus d'un citron et quelques clous de girofle. En passant, un demi-citron dans un petit bol d'eau fera briller l'intérieur de votre micro-ondes. Trois minutes à high et le tour est joué !

Dans mes recherches, je suis tombée sur un drôle de conseil : toutes les odeurs de cuisine s'envoleront quand vous éplucherez un concombre.

L'odeur du concombre coupé donne un air frais dans la maison.

En éplucher 300, peut-être, mais un ?

Je soupçonne que ce truc soit aussi utile et efficace que celui de frotter les extrémités d'un concombre pour en faire sortir l'amertume.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, ce conseil-là, je ne le sens tout simplement pas.




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