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À première vue, je me suis questionné sur... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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À première vue, je me suis questionné sur les raisons qui ont poussé les gens de la Maison Jean Lapointe à se lancer dans la production d'un livre aussi rikiki. Des plans pour qu'un ado sur deux le perde!

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Ma fille de 12 ans a rapporté un drôle de livre de l'école l'autre jour. Dans ses mains, l'ouvrage de 65 pages lui donnait des airs de géante.

Grâce à la Fondation Jean Lapointe, les jeunes de première secondaire des écoles du Québec reçoivent la visite d'animateurs qui viennent leur montrer qu'il est possible de prendre des décisions en lien avec la consommation de drogues et d'alcool. Mon indépendance j'y tiens! est le titre de l'activité et, du coup, celui d'un tout petit livre qui se veut un aide-mémoire informatif pour les ados.

Un microlivre qui traite d'un gros sujet, quoi! 

À première vue, je me suis questionné sur les raisons qui ont poussé les gens de la Maison Jean Lapointe à se lancer dans la production d'un livre aussi rikiki. Des plans pour qu'un ado sur deux le perde!

S'ils sont capables de traîner un iPod ou un iPhone dans leur poche jour et nuit partout où ils vont, ils doivent pouvoir trimbaler un livre plus petit qu'un paquet de gommes Excel à la cannelle, non?

C'est clair qu'il y a une question de coût à cette décision. Rares sont les organismes communautaires qui roulent sur l'or... Le livre est plus petit qu'un paquet d'allumettes (est-ce que ça existe encore?). Transposer le contenu de ce minibouquin sur des feuilles format lettre (8 1/2 X 11), ça aurait donné un livre de quatre pages maximum. Un feuillet paroissial, genre. Pour des ados, j'avoue que c'est moins sexy.

Je réfléchissais à tout ça pendant que ma grande semblait quatre fois plus grande en tournant les pages de son minuscule livre. 

Me le lire en entier lui a pris à peine cinq minutes. Le caractère inusité de ce livret miniature, c'est ce qui le rend intéressant aux yeux des adolescents justement. Ça sort de l'ordinaire. Et c'est un vrai livre, avec une couverture rigide, une table des matières, une intro, cinq chapitres et une conclusion. Il est tout mignon!

C'était la première fois que je tenais - et lisais - un livre au format si réduit. Et c'est ce qui fait sa beauté au microlivre: le fait d'être lisible! (Prière toutefois de ne pas avoir les ongles trop longs, car cela entrave une lecture fluide). Finalement, j'aime bien le concept!

Des minis, il en existe de plus petits encore. Ce qui, cette fois selon moi, relève de la folie. Certains sont prêts à tout pour figurer dans le Livre Guinness des records.

Le plus grand imprimeur japonais, Toppan Printing, a présenté en 2013 un livre illustré minuscule intitulé Fleurs de saison. Les caractères y sont si microscopiques qu'ils sont illisibles à l'oeil nu. Les 22 pages carrées ne dépassent pas 0,75 mm. Cet ouvrage lilliputien est en vente au Musée de l'imprimerie géré par Toppan, pour 29 400 yens (343,39$ CAN)... il vient avec une loupe et une version agrandie.

L'année passée, un artiste de la Sibérie a confectionné un livre encore plus minuscule. Le plus petit du monde. Vladimir Aniskine a produit un chichi-bouquin 88 fois plus petit que le minibouquin japonais.

L'oeuvre tient sur un grain de pavot!

Les pages se tournent à l'aide d'une fine aiguille et les caractères sont lisibles à l'aide d'un microscope. 

Pour le côté pratico-pratique, on repassera.

C'est connu, un livre peut changer une vie, et ce, peu importe son format. Ce n'est pas le contenant qui compte, c'est le contenu. 

Peut-être, mais il y a des douces limites.

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