Vivre et mourir dans la dignité

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Nous devons tous travailler à améliorer les conditions de vie de nos aînés, pour qu'ils nous quittent le plus sereinement possible, estime Cécile Choinière.

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La Voix de l'Est

La dignité des aînés ne se limite pas qu'au côté matériel. Pour vivre dignement, ils ont besoin de services tant physique, psychologique que spirituel. Les aînés réclament plus d'humanité dans les services, il faut placer les besoins de l'individu au centre des priorités.

La Charte des droits et libertés de la personne du Québec considère que la dignité comme une valeur absolue et son respect comme une obligation de résultat. La personne humaine est donc inviolable et a droit à la dignité.

Le Parlement fédéral, par le projet C14, relance le débat sur la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté, afin qu'ils soient accessibles à tous les Canadiens qui en feront la demande.

Préalablement, tout citoyen devrait comprendre le sens des mots employés dans ce projet.

EUTHANASIE: acte qui consiste à provoquer intentionnellement la mort d'autrui à sa demande pour mettre fin à sa vie. Étymologiquement le mot «euthanasie» désigne une bonne mort, une mort douce, sans souffrance. Le terme est général et englobant. Aujourd'hui, la médecine lui donne un sens plus précis en le distinguant des soins de fin de vie. Il désigne «la mort donnée à autrui pour hâter la fin des souffrances».

Pour les tenants de l'euthanasie «mourir dans la dignité» équivaut à éviter la dégradation et la perte de son autonomie.

Le SUICIDE ASSISTÉ se différencie de l'euthanasie par le fait que l'acte de causer la mort est fait par le malade lui-même, l'intervenant ne faisant que lui procurer les moyens immédiats (ex.: placer le médicament près de lui). Le malade meurt seul comme une pauvre personne abandonnée des siens.

Il faut s'interpeller concernant les dangers d'abus; même si la loi fixe des conditions restrictives, l'expérience des pays où l'euthanasie a été légalisée illustre que ces réserves ne sont pas toujours strictement observées.

Pour moi, le vrai moyen de vivre sa fin de vie dans la dignité, ce serait d'avoir dans nos hôpitaux plus d'espaces pour les soins palliatifs afin de vivre ce dernier bout de chemin le plus noblement possible, entouré des siens en respectant nos valeurs, nos croyances et notre mode de vie.

Sachez que la moralité de l'euthanasie relève de la philosophie de chacun de nous.

De plus en plus, nous devons tous travailler à améliorer les conditions de vie de nos aînés, pour qu'ils nous quittent le plus sereinement possible.

Sincèrement,

Cécile Choinière

Saint-Césaire

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