Un Parti québécois élu doit tenir un référendum

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La Voix de l'Est

Si le Parti québécois est élu en 2018, un référendum devrait être tenu pendant le mandat, pour que le Québec passe de province canadienne à pays indépendant et membre des Nations Unies. À moins que ne survienne de la part du gouvernement fédéral une offre constitutionnelle visant à réparer l'erreur de 1982 (rapatriement de la Constitution et sa modification sans l'accord du Québec), et de 1990 (l'échec de Meech visant à réparer cette même erreur).

Mais si le gouvernement du Canada faisait une telle offre, l'Assemblée nationale et, au premier chef, le gouvernement péquiste devrait alors juger de sa recevabilité et des suites à y donner, et nécessairement, en regard du minimum attendu pour demeurer dans le régime fédéral, lequel devrait être identifié par le Parti québécois, dès maintenant, pendant la course à la chefferie puis au-delà, être intégré dans les statuts du Parti.

Si ce minimum pour signer la Constitution canadienne ne peut être discuté à l'intérieur du Parti québécois parce que celle-ci, au nom de l'indépendance, doit être plutôt rejetée en bloc, on comprend pourquoi la proposition Fournier-Garceau, le 30 mai dernier, concernant la possibilité d'une double question référendaire, l'une visant l'indépendance et l'autre un fédéralisme renouvelé ou le statu quo, a suscité autant de malaise voire de mépris chez les indépendantistes.

Si cette attitude est maintenue par un Parti québécois au pouvoir, advenant une offre fédérale (la certitude qu'il n'y en aura pas n'est pas une certitude, c'est un pari...) pour intéresser le Québec à signer la Constitution, il l'ignorera pour des raisons idéologiques ou tentera de la disqualifier pour mousser son option en prévision du référendum sur l'indépendance qu'il devra tenir.

Bien sûr, les chances seraient grandes alors de le perdre, à cause d'une attitude jugée de mauvaise foi de la part d'un gouvernement péquiste, laquelle est étrangère aux valeurs québécoises, surtout celles des jeunes d'aujourd'hui qui préfèrent l'ouverture et le dialogue à toute espèce de repli, surtout s'il sent un peu la hargne.

Xavier Dolan est un bon exemple de cette jeunesse, lui qui vient de recevoir un doctorat honorifique de l'Université Bishop anglophone et pour qui le cinéma se fait, pour gagner sa vie, à l'échelle du monde et qui n'a pas hésité à saluer les 10 ans de Québec solidaire parce qu'il juge ce parti soucieux de construire l'avenir en cherchant les assises d'une société plus juste.

Ceci dit, j'espère qu'un référendum soit tenu dans un premier mandat par un Parti québécois élu. C'est le message le plus percutant envoyé au Canada de notre inconfort constitutionnel. Certains diront qu'on ne peut pas risquer de perdre un troisième référendum.

Je ne vois aucun problème à cela s'il est clair qu'un gouvernement du Parti québécois en tiendra un à chaque mandat, s'il est élu, tant et aussi longtemps que le statu quo constitutionnel actuel perdurera au Canada, et au désavantage du Québec. Et qui sait, les Québécois pourraient un jour en avoir assez, comme disait René Lévesque, de ce régime, et peut-être plus rapidement que l'on pense, voter OUI à une question référendaire sur l'indépendance.

 

Denis Forcier

Shefford

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