Les élus de Bromont parlent des deux côtés de la bouche

«Malgré tout le respect que j'ai envers les... (Archives, La Voix de l'Est)

Agrandir

«Malgré tout le respect que j'ai envers les élus municipaux de la ville de Bromont, j'ai beaucoup de difficulté à suivre et comprendre la cohérence de certaines de leurs décisions.» - Charles Désourdy

Archives, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Voix de l'Est

Malgré tout le respect que j'ai envers les élus municipaux de la ville de Bromont, j'ai beaucoup de difficulté à suivre et comprendre la cohérence de certaines de leurs décisions.

Je partage avec vous un dossier bien précis.

Notre entreprise, Bromont, Montagne d'expériences lance pour la période estivale, un tout nouveau produit avec l'ouverture de 39 kilomètres de sentiers polyvalents sur les terrains de la station incluant l'accès aux sommets des monts Bernard, Spruce, Brome et du Pic du chevreuil. Cette ouverture est en ligne avec notre vision de montagne d'expériences et de multi activités visant les nouveaux besoins de notre clientèle.

L'aménagement, la signalisation et l'exploitation de ce nouveau terrain de jeux occasionnent des coûts que nous souhaitons recouvrir naturellement par des frais d'utilisation. La tarification a suscité beaucoup de réflexion surtout lorsque nous devons nous comparer à des parcs publics subventionnés. Pour le lancement, le prix annuel de l'abonnement pour adulte est fixé à 200 $ auquel, nous offrons un rabais allant jusqu'à 50 % à nos abonnés de ski.

De plus, pour minimiser les coûts aux utilisateurs résidents de la ville de Bromont, nous avons déposé au conseil municipal de la ville de Bromont une demande de soutien financier s'articulant autour d'un remboursement à l'utilisateur équivalent à 50 % des coûts de l'abonnement annuel. Pour un citoyen de Bromont qui est abonné au ski, l'accès aux sentiers polyvalents reviendrait à 50 $ par année. Nous avons estimé l'impact financier potentiel pour la ville à environ 75 000 $ par année (1000 à 2000 résidents).

La réponse de la ville pour ses citoyens fut directe et sans appel, c'est non.

Pourtant, ce même conseil a adopté, il y a un an, une résolution qui propose d'acheter une portion de ce même territoire pour une somme de 2 000 000 $ pour en faire un parc public et qui implique également une perte de revenus de taxes foncières estimée à 250 000 $ par année (39 résidences).

Je ne reviendrai pas sur cette résolution et sur son dénouement souhaité, mais il faut avouer que dans l'intervalle (5 à 10 ans), la proposition d'une contribution versée aux citoyens pour couvrir l'utilisation de ce territoire fait plein de sens.

Autrement dit, si la ville s'engage par résolution à participer à l'achat (équivalent à 120 000 $ par année pour 20 ans) et à se priver de revenus de taxes récurrents d'un côté (250 000 $) et refuse de débourser un montant d'un tout autre ordre (75 000 $) pour une solution gagnante, moi, j'appelle ça, parler des deux côtés de la bouche.

 

Charles Désourdy

Bromont

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer