La vie humaine: le bien le plus précieux du monde

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Alors, que doit-on penser face à la question de l'aide médicale à mourir? D'abord, j'estime que devant une question aussi importante il est primordial de ne pas perdre de vue l'intention visée par cette problématique: vivre dans la dignité et non pas mourir dans la dignité.

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La Voix de l'Est

Si on devait effectuer un sondage afin de déterminer l'importance de la vie d'un être humain, je crois sincèrement que l'on obtiendrait un résultat unanime: rien n'a plus de valeur que la vie d'une femme ou d'un homme.

Alors, que doit-on penser face à la question de l'aide médicale à mourir? D'abord, j'estime que devant une question aussi importante il est primordial de ne pas perdre de vue l'intention visée par cette problématique: vivre dans la dignité et non pas mourir dans la dignité. La mort corporelle est certes un passage obligé auquel tous auront un jour ou l'autre à faire face, mais elle ne devrait jamais céder le pas, du moins au niveau de l'intention, sur le fait de prendre toujours les moyens requis afin d'assurer toute sa dignité à ce don précieux qu'est la vie.

Ainsi, un geste médical visant à supprimer une douleur inhumaine à un patient peut avoir comme résultat la mort d'un patient, mais l'intention qui a présidé au geste médical a toujours été de supprimer la douleur de la personne afin de lui permettre de vivre dans la dignité. Certes, la logique de la vie doit intégrer la réalité incontournable de la mort, mais celle-ci ne doit jamais être remplacée selon moi par une logique de la mort.

Une fois cette question de l'intention précisée, il importe maintenant d'aborder les moyens à prendre pour accompagner les grands malades. Personne, y compris l'Église, n'encourage l'acharnement thérapeutique. Lorsque quelqu'un continue de vivre uniquement par le biais de machines, il apparaît sage dans la plupart des cas de ne pas faire durer impunément l'agonie de cette personne. Le recours aux soins palliatifs, qui vise à prendre tous les moyens, tant au niveau de l'accompagnement psychologique, spirituel et médical afin de réconforter mais aussi d'adopter des protocoles d'interventions afin de supprimer les douleurs des grands malades devrait être une priorité dans l'approche médicale envers les personnes en fin de vie. Cette approche est d'ailleurs celle que l'ensemble de nos évêques présente avec insistance auprès du Législateur afin qu'elle soit généralisée partout à l'échelle canadienne.

Enfin, j'aimerais aborder un dernier aspect: la primauté de la liberté humaine. Cette question est tellement cruciale que même Dieu n'y contrevient jamais. Être responsable de sa vie et de la vie est la responsabilité que notre Père et Créateur nous a confiée. Le libre arbitre se doit d'être préservé par tous. Même l'Église ne cherche d'aucune manière à se substituer à la conscience des personnes, mais plutôt à l'éclairer selon les enseignements du Christ notre sauveur qui nous a révélé que nous sommes créés par une grâce inouïe pour la vie éternelle. En somme, j'ose espérer qu'aucune personne soit autorisée par quiconque, y compris par l'État, à interférer pour aucune raison dans une décision aussi cruciale que le sort à réserver à sa propre vie.

 

Claude Lamoureux, prêtre

Granby

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