Cercle vicieux, très vicieux!

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La Voix de l'Est

Tout est économie. Or, le discours de la droite réduit trop souvent l'économie aux emplois. Erreur! L'économie, c'est l'éducation, la santé, l'environnement, le communautaire, la culture, la liberté d'expression, la solidarité féministe, la solidarité syndicale. Tout programme gouvernemental qui néglige un de ces aspects ne peut être qualifié d'«économique».

Depuis de nombreuses années, la population québécoise est tristement dépendante de politiques guidées par des idéaux néolibéraux comme la réduction de la dette et les baisses d'impôts. Ce sont les seuls et uniques objectifs des gouvernements Charest et Couillard et du PQ et de la CAQ. Quels sont les résultats réels de ces politiques de droite? Endettement structurel des familles, destruction lente et sournoise du système scolaire, augmentation du nombre de chômeurs et de salariés au salaire minimum, augmentation de la délinquance et de l'itinérance, étouffement des organismes communautaires et d'éducation populaire, incapacité des banques alimentaires à satisfaire la demande. En résumé: la pauvreté pour les uns et le bien-être pour les autres; la scolarisation pour les uns et le décrochage scolaire pour les autres.

Le plus grave des problèmes «économiques» actuels, c'est le décrochage scolaire: perte de 1,9 milliard par année. Bien sûr, on propose une gamme infinie de pansements plaqués sur des jambes de bois, mais on refuse d'aller à la source du problème: la pauvreté. Toutes les études le démontrent: le pourcentage de décrochage scolaire est extrêmement élevé chez les enfants issus de familles éprouvant des difficultés financières. On pourra certainement continuer à investir dans une foule de programmes d'aide aux enfants, mais si massivement, nous continuons à voter pour des partis politiques qui nous noient sous des arguments démagogiques archi-faux tels la nécessité de détruire la fonction publique présente et active dans le milieu scolaire pour la remplacer par la privatisation et la tarification des services aux enfants, nous fonçons dans le mur. (...)

C'est dans le monde de l'éducation que nous payons le prix de cet aveuglement politique: trop grand nombre d'élèves dans les classes, manque criant de professionnels non enseignants, bâtiments scolaires délabrés et inadéquats, augmentation du nombre d'enfants en difficultés, écrémage structurel et clivage socio-économique de la clientèle scolaire, décrochage scolaire, diminution sensible du nombre d'étudiants dans les études postsecondaires, augmentation continuelle des coûts: matériel didactique, frais afférents, frais de garde, frais de transport, frais de scolarité. Plus on s'appauvrit, moins on étudie; moins on étudie, plus on s'appauvrit: c'est ça le triste résultat de l'austérité.

André Beauregard, Shefford

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