Il faut avoir la foi!

«Alors qu'est-ce qu'on fait à Paris?»... (Michel Euler, Associated Press)

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«Alors qu'est-ce qu'on fait à Paris?»

Michel Euler, Associated Press

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Peut-être que c'est la fatigue qui me gagne, mais certains jours, il faut avoir la foi pour croire que cette grande messe sur l'environnement nous évitera le pire.

Au moment où j'écris, c'est le Vatican qui parle, par la voie de son envoyé spécial. Parce qu'il est là, le Saint-Siège, tout comme les Témoins de Jéhovah. Ce matin, dans la navette qui m'amenait du RER au Centre des conférences, j'ai fait leur rencontre: un homme et une femme. Ils sont toujours très sympathiques les Témoins... Trop sympathiques! Que font-ils au Bourget? La promotion de leur nouveau siège social mondial à la campagne, dans l'État de New York. Et qu'y ont-ils fait pour l'environnement? Ils ont installé une clôture autour du chantier «pour empêcher les tortues-boîtes, les tortues des bois et les crotales des bois de pénétrer sur le site où ils risqueraient d'être blessés». Les arbres ont été abattus pendant l'hiver «pour ne pas déranger le rouge-gorge bleu» pour qui on prévoira des nichoirs pour encourager les oiseaux à revenir...

Ça m'a donné un coup de fatigue cette rencontre avec les Témoins qui ont réussi...oh la gaffe...à obtenir mon adresse courriel.

Ça aurait pu s'arrêter là, mais voilà que j'ouvre Le Monde qui nous apprend, dans un article savant, que même en cas d'entente à la COP21, les gaz à effet de serre vont augmenter de 20% d'ici à 2030. À qui la faute? La Chine et l'Inde, à cause de leur croissance démographique. Toujours selon Le Monde, les rejets carbonés de ces deux géants représenteront 40% du total mondial en 2030, ce qui aura pour effet d'annuler le résultat des efforts des autres nations. C'est sombre comme constat. Alors qu'est-ce qu'on fait à Paris?

On prie! Aux côtés du Saint-Siège et des Témoins de Jéhovah...

Couillard travaille!

Philippe Couillard ne prie pas lui, il agit! Le Québec n'a jamais été aussi visible à un sommet international qu'à celui-ci. Au point où on se demande de quoi aurait eu l'air le gouvernement fédéral à la COP21 si Stephen Harper avait été réélu. Justin Trudeau a ranimé l'espoir, mais en attendant ce sont les provinces qui mènent le bal à Paris, le Québec en tête.

Félicité publiquement par Al Gore, présent dans les panels de discussion, le Québec est l'un des états fédérés les plus mentionnés aux côtés de la Californie. À la blague, ses fonctionnaires ne parlent plus de la COP21, mais de la COP.com.

Hier, Philippe Couillard était sur un panel de discussion, aux côtés des gouverneurs de la Californie et du Vermont. On y traitait de l'avenir de l'auto électrique.

Le gouverneur du Vermont a fait valoir que l'un des obstacles à la commercialisation de ces véhicules était la crainte des acheteurs de voir leur auto être dépassée par de nouvelles technologies, comme pour les ordinateurs. Par contre, la proximité des ressources hydro-électriques du Québec rassure les acheteurs sur leur approvisionnement en énergie. Le premier ministre Couillard a fait valoir de son côté que le Québec désire voir la flotte d'automobiles électriques passer de 7,500 à 100,000 d'ici 2020.

Malgré les pronostics inquiétants sur le climat, Philippe Couillard demeure un climato-optimiste. Il a déclaré hier que la pire réaction serait de ne rien faire. «Ce serait la politique du pire. Parce que les tendances sont celles qu'on connaît, on ne fait rien...Il faut agir».

Donnant l'informatique en exemple, il a répété que l'être humain a toujours sous-estimé la rapidité des changements technologiques, et que ce sera également le cas pour les technologies visant à contrer les changements climatiques.

Alors...est-ce qu'on prie ou si on travaille? Je préfère encore la deuxième option.

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