Où s'en va la LHJQ ? (suite et fin)

Lorsque j'ai envoyé ma chronique intitulée Où s'en...

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Lorsque j'ai envoyé ma chronique intitulée Où s'en va la LHJQ ? à mon chef de pupitre en début de semaine, je savais pertinemment que ça allait brasser, que j'allais ME faire brasser.

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Lorsqu'on est un journaliste d'expérience, il y a de ces textes qui, on le sait très bien, vont faire jaser, vont susciter de vives réactions. Lorsque j'ai envoyé ma chronique intitulée Où s'en va la LHJQ ? à mon chef de pupitre en début de semaine, je savais pertinemment que ça allait brasser, que j'allais ME faire brasser.

Les gens de la Ligue de hockey junior du Québec n'ont pas aimé. Pas du tout à part ça. J'ai reçu une tonne de courriels et d'appels de bêtises. Essentiellement, on m'accuse de raconter n'importe quoi et même de vouloir tuer la ligue.

Les dirigeants des Flames de Gatineau n'ont particulièrement pas apprécié que j'écrive que, selon certains, ils vont avoir de la misère à passer l'hiver. Sur les ondes d'une radio de l'Outaouais, le président a affirmé que l'équipe n'était nullement en danger.

Tant mieux! Tant mieux si, avec une moyenne d'à peine 317 spectateurs par match, tout va super bien du côté des Flames. Il faudrait toutefois que le président convainque les autres dirigeants d'équipes de la LHJQ puisque les plus pessimistes qui prédisent de grosses misères au club de Gatineau (ceux dont je parlais) sont des collègues à lui à travers la ligue!

La saison dernière, chacune de 14 équipes de la LHJQ a perdu de l'argent. Et ça inclut les Inouk, qui ont pourtant attiré une moyenne de 740 spectateurs par match, un sommet dans la ligue. À ceux qui seraient tentés de dire que je raconte encore n'importe quoi, je dirai que ma source vient directement du bureau du circuit!

Tirer sur le messager

Cette semaine, les gens de la LHJQ ont choisi de tirer sur le messager au lieu de s'attarder au propos. Le propos du journaliste représentant le média qui couvre le plus intensément la ligue et qui n'a, en passant, aucun intérêt à la voir tomber, bien au contraire. L'attaque était facile. Plutôt habitués à l'indifférence, les dirigeants d'équipes du circuit ne savent manifestement pas comment réagir face à la critique.

Comme je l'écrivais en début de semaine, il se joue du bon hockey dans la LHJQ. Mais à voir les maigres chiffres d'assistance dans la grande majorité des marchés, à voir l'absence totale de couverture médiatique au niveau national, on dirait que personne ne s'en soucie. Le plus triste, c'est que les gens de la ligue semblent se contenter de ce qu'ils ont. En espérant que le nouveau commissaire Laporte aura une approche et une attitude plus winner.

L'auteur de ces lignes couvre les activités de la LHJQ, il n'en est pas le relationniste. Et ce n'est pas en disant que tout le monde est beau, que tout le monde est fin et que tout va bien que la ligue va avancer, qu'elle va progresser. À un moment donné, il faut secouer le pommier si on veut qu'il finisse par se passer quelque chose.   

À bon entendeur, salut!

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