La santé à Granby est-elle importante?

La derière séance du conseil de Granby.... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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La derière séance du conseil de Granby.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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La Voix de l'Est

À la suite de la question débattue au conseil municipal de Granby concernant la pollution d'un quartier résidentiel, les 65 000 citoyens et citoyennes de Granby doivent se demander si ce conseil municipal dirigé par M. Pascal Bonin et solidement appuyé par sa propre équipe de conseillers a à coeur la bonne santé de tous ses citoyens. Évidemment, cette préoccupation vient immédiatement après la croissance économique de la ville-centre de la MRC de la Haute-Yamaska. À tout seigneur, tout honneur. La bourse avant la vie, c'est bien connu.

Est-il nécessaire de rappeler qu'en 2015, la santé et les conditions incontournables pour l'améliorer font partie intégrante d'une politique municipale éclairée? Aucune municipalité moindrement progressive ne lésine pour mettre en place toutes les conditions indispensables qui favorisent pleinement la santé, le bien-être et la qualité de vie de tous ces citoyens. Existe-t-il des biens plus précieux que ceux-ci?

Toutes les municipalités modernes concrétisent ces préoccupations par des investissements et des règlements en lien avec la qualité de l'eau, la qualité de l'air et la quiétude des quartiers. La ville de Granby n'est pas en reste. Un exemple illustre bien cette vision des choses, son règlement concernant les feux extérieurs: «Le feu ne doit pas causer de nuisance par la fumée ou l'odeur de façon à troubler le confort et le bien-être d'une ou de plusieurs personnes du voisinage.»

Voilà un règlement simple, facile à comprendre et surtout, d'une extrême évidence. Tout citoyen moindrement éduqué, respectueux du bien-être de son voisinage et habité par un fond de civisme élémentaire non seulement ne s'oppose pas à ce règlement, mais au contraire, il s'y conforme en toute bonne volonté. Personne ne prétextera des gains pécuniaires pour se permettre de polluer l'air de ses voisins, pour empester les maisons environnantes, pour nuire sérieusement à la santé des gens de la rue, pour détruire le bien-être des familles, pour réduire à néant la qualité de vie de ses concitoyens.

Dans une ville aussi évoluée que Granby, la pollution d'un quartier résidentiel est tout à fait impensable et inacceptable. Aucun maire ni aucun conseiller municipal moindrement préoccupé par la santé de ses concitoyens électeurs n'osera fermer les yeux devant un tel affront à la vie collective. La raison est simple: la pollution n'a aucun droit et aucune situation polluante ne peut s'appuyer sur des droits acquis pour continuer à nuire aux gens. On n'a qu'à penser aux entreprises économiques qui ont pollué la ville durant ses 100 premières années de son existence. Qui veut revenir cent ans en arrière?

Les quartiers résidentiels sont des milieux de vie. Ils constituent le coeur d'une municipalité. Quand les gens parlent de leur ville, ils parlent du quartier où ils résident. Toute la réputation d'une ville tient à son environnement et à la quiétude de ses quartiers résidentiels. Quel résident intelligent choisira volontairement de vivre dans un dépotoir de fumée ou dans un quartier devenu industriel par les travaux exécutés de préférence le dimanche avec les tondeuses, les tronçonneuses et les scies circulaires?

Le premier moteur économique d'une ville, c'est la qualité de vie de ses citoyens. Vous voulez faire fuir les citoyens: transformez la ville en dépotoir de bruits, de fumée et d'éclairages inutiles. Toute activité économique qui détruit le bien-être des citoyens doit être radicalement modifiée et tout discours pour justifier l'importance d'une activité économique qui porte atteinte à la santé des citoyens est fondamentalement faux. Les citoyens de Granby comptent sur une vision éclairée du maire et du conseil municipal pour leur redonner enfin une pleine et totale qualité de vie dans tous les quartiers résidentiels de la ville. Est-ce trop demander et est-ce trop tard?

André Beauregard - Shefford

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