Une petite corde?

La Voix de l'Est

Mercredi matin dernier, Pierre-Hugues Boisvenu, sénateur, a soulevé l'ire des gens de la presse écrite et télévisée en déclarant qu'on devrait fournir une corde à tous les assassins incarcérés qui pourraient ainsi décider de leur sort. Oh la la!

Monsieur Boisvenu a dû se rétracter dans l'heure qui a suivi. On reproche aux politiciens et autres gens d'État d'avoir la langue de bois, mais quand l'un d'eux ose donner une opinion, on saute dessus à pieds joints.

Mercredi dernier, c'était la manne pour les réseaux sociaux et les émissions d'affaires publiques telles Mongrain et Martineau. Mais ce qu'a dit Pierre Hugues Boisvenu, est-ce si terrible? Bien sûr, cette déclaration tombe mal, c'est la semaine de prévention du suicide. Mais il faut faire la différence entre un individu détenu pour homicide et un citoyen en détresse psychologique qui est dans la société.

Malgré tout ce qu'en disent les groupes de protection des détenus et des droits de la personne, la majorité des citoyens sont pour le retour de la peine de mort. On vous dira que la peine de mort, dans certains États américains, n'a pas d'incidence sur le pourcentage de criminalité. Je leur répondrai que j'ai la certitude qu'aucun individu exécuté chez nos voisins du Sud n'a récidivé! Combien de cas de meurtriers réhabilités et réinsérés dans la société se sont soldés par des récidives? Un seul cas est déjà un de trop. Mais si on exécute un innocent? Pour éviter une erreur judiciaire (ce qui doit être de moins en moins possible avec les nouvelles technologies comme les tests d'A.D.N.), on prend le risque de sacrifier de temps en temps d'innocentes victimes.

Mais le retour de la peine de mort n'est pas pour demain, alors, en attendant, pourquoi pas une petite corde dans la cellule?

Jacques Ruel

Waterloo

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