Des nouvelles de la Bourgogne!

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Marie-Michèle Grenier

Collaboration spéciale

La Voix de l'Est

En avril dernier, le vignoble bourguignon a fait les manchettes à la suite d'un épisode de gel de printemps de grande ampleur. Sur les médias sociaux, on pouvait voir circuler des images montrant les vignes entourées de flammes, une méthode utilisée pour les réchauffer. Les dommages ont toutefois été considérables :

10 000 hectares auraient été touchés par ce gel, soit un tiers du vignoble. Ce changement climatique a aussi affecté d'autres régions viticoles en France, notamment la Loire.

En Bourgogne, l'effet millésime est important. « Le terroir et le millésime, c'est l'ADN du vin », affirme Louis Moreau, un producteur de la région de Chablis, en Bourgogne. 

Là-bas, on y cultive principalement deux cépages : le chardonnay et le pinot noir. Les vins sont donc élaborés à 100 % de l'une ou l'autre de ces deux variétés. De ce fait, ce qui apporte une différence entre les cuvées, c'est le millésime ou les différentes parcelles sur lesquelles le raisin a été récolté (le terroir). 

Aujourd'hui, six mois plus tard et les vendanges étant terminées, qu'en est-il de la situation ? 

« La Bourgogne va bien ! » insiste M. Moreau. Depuis les événements, les vignerons se sont mobilisés et ils ont développé différentes techniques (filets anti-grêle, canons anti-grêle, etc.) pour prévenir ce type de situation dans l'avenir. Certes, la récolte a été affectée et cela aura un impact sur celle des deux prochaines années également. Chablis, qui habituellement n'a pas de problèmes de production, a connu une baisse de presque la moitié à la suite de ce gel. Néanmoins, les vignerons demeurent contents des résultats de ce millésime. Ils ont eu un beau mois de septembre, ce qui a contribué à rétablir un certain équilibre. Sans être un grand millésime, il nous offre un beau fruit mûr et charmeur.

Maintenant, est-ce que les vins de Bourgogne sont accessibles à tous ? 

Bien sûr, la perte d'une partie des récoltes entraînera une légère augmentation des prix, mais la région présente tout de même une offre pour tous les budgets. Il est vrai que la Bourgogne offre de superbes crus pour lesquels il faut parfois piger dans sa tirelire, mais ce n'est pas le cas pour tous les vins de cette région. Il y a de belles trouvailles à faire, et ce, sans devoir payer au-dessus de 50 $ la bouteille. 

Par exemple, sous la barre des 20 $, le Mâcon Uchisy de Gérald et Philibert Talmard (Code SAQ : 882381 ; 19,95 $) est un coup de coeur depuis quelques années. Il propose de belles notes fruitées, telles que la poire et la pomme jaune. La bouche est équilibrée, vive et présente une belle rondeur. Il sera excellent avec un plat de fruits de mer. Des raviolis farcis aux crevettes, accompagnés d'un beurre aux herbes, et le tour est joué !

Santé !

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