Incontournable le sucre dans les rosés?

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Marie-Michèle Grenier

Collaboration spéciale

La Voix de l'Est

Avec l'arrivée de la chaleur, les vins rosés gagnent en popularité. Bien que plusieurs chroniqueurs vins nous sensibilisent quant au fait que les rosés ne riment pas automatiquement avec sucre, j'entends encore beaucoup de gens affirmer qu'ils n'aiment pas le rosé parce que c'est sucré.

Voyons le sujet de plus près.

Dans la pulpe du raisin, il y a des acides, de l'eau et du sucre. La fermentation, c'est le procédé par lequel les levures transforment les sucres en alcool et en gaz carbonique. Lorsqu'un vin est sucré, c'est dû au fait que la fermentation s'est arrêtée, soit naturellement ou volontairement de la part du vigneron, avant d'avoir transformé tous les sucres.

Le taux de sucre qui demeure à la fin se nomme le sucre résiduel.

Selon les normes, un vin tranquille considéré comme sec devrait contenir moins de 4 grammes de sucre résiduel par litre. Je dis bien «vin tranquille», puisque pour les vins effervescents, c'est différent: un vin sec contient entre 17 et 32 grammes de sucre par litre. Ici, lorsqu'un vin mousseux comprend moins de 4 grammes de sucre par litre, il est présenté sous la mention «extra-brut».

Revenons à nos rosés. À la SAQ, la majorité des rosés qui se trouvent sur les tablettes sont secs. Dans ce cas, pourquoi a-t-on cette impression que les vins rosés sont sucrés? C'est probablement dû au fait que les plus grands vendeurs le sont. En effet, des vins tels que les White Zinfandel des maisons Beringer (SAQ: 10845808; 13,05$), Gallo (Code SAQ: 285767; 11,55$) ou Baron Herzog (Code SAQ: 10348334; 14,60$), tous de la Californie, sont parmi les meilleurs vendeurs et titre au-dessus de35 grammes de sucre par litre, ce qui est beaucoup!

Est-ce que la Californie n'élabore que des rosés sucrés?

Est-ce qu'il faut payer plus cher pour des rosés secs? Pas nécessairement, comme le démontrent les suggestions suivantes qui, à l'opposé, contiennent moins de 2 grammes de sucre par litre:

D'abord, dans la même gamme de prix que les grands vendeurs, il y a le Vin de pays des Cévennes, Domaine de Gournier (Code SAQ: 464602; 12,95$). Très agréable pour le prix, il présente des notes de petits fruits rouges et offre une bouche tout en fraîcheur. C'est un rosé équilibré, facile à boire et idéal pour la terrasse ou pour accompagner quelques bouchées de saumon à l'apéro.

Provenant de Californie, le Santa Cruz AVA, Vin gris de cigare, Bonny Doon (Code SAQ: 10262979; 22,70$) présente un style complètement différent des trois autres mentionnés ci-haut. Boony Doon est un vignoble que j'ai eu la chance de visiter. J'y ai fait la rencontre de Randal Graham, un vigneron qui présente toujours des vins qualitatifs, dans un style bien à lui. Ce rosé offre de subtiles notes de fraises et de melons. En bouche, il présente une belle structure et une bonne acidité. C'est un vin qui conviendra tant à l'apéro qu'au repas avec un poisson, une viande rosée ou un plat de légumes grillés.

Ceci dit, il n'y a pas de bons ou de mauvais choix. Il y a seulement les goûts et ça ne se discute pas. Alors que vous soyez plutôt sucré ou pas, un vaste choix de vins s'offre à vous.

Il y en a pour tous les palais.

 

Santé!

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