Prosecco prego!

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Marie-Michèle Grenier

Collaboration spéciale

La Voix de l'Est

En direct de l'Italie, il est une heure du matin et je n'arrive pas à dormir à cause du décalage horaire. Je dois admettre que l'enthousiasme du voyage y est aussi pour quelque chose! Je rêve de mettre les pieds en Italie depuis très longtemps et voilà que je viens d'atterrir en terre vénitienne pour partir à la découverte du Prosecco!

Pour les trois prochains jours, les bulles seront à l'honneur. Le Prosecco est à l'Italie ce que le Champagne est à la France et le Cava à l'Espagne.

Toutefois, ce mousseux italien a son style bien à lui. Être comparé au Champagne? Ce n'est pas l'objectif souhaité. «Ce sont deux choses différentes», nous expliquent les producteurs. Les méthodes de production, le principal cépage et le style sont distincts. Le Prosecco se veut un vin léger, moderne et accessible. Il est reconnu à travers le monde pour offrir un bon rapport qualité-prix. Il doit être bu en jeunesse afin de conserver sa fraîcheur, ses arômes floraux et fruités.

Dans son élaboration, le Prosecco contient au moins 85% de glera, le cépage principal. De plus, la fermentation est effectuée selon la «méthode italienne», soit en cuve close qu'on appelle autoclave. Pour obtenir l'effervescence, les sucres contenus dans le raisin sont mangés par les levures pour être transformés en alcool et en gaz carbonique, qu'on emprisonne dans la cuve. En Champagne, la principale différence est que ce procédé est fait à même la bouteille au lieu d'être effectué dans un grand réservoir comme les autoclaves.

Ces bulles italiennes sont produites sous trois appellations: Prosecco (D.O.C.), Asolo (D.O.C.G.) et Conegliano Valdobbiadene (D.O.C.G.). Les deux dernières signifient «dénomination d'origine contrôlée et garantie», correspondant à une certification de qualité supérieure.

C'est dans les villes de Conegliano et de Valdobbiadene que nous passerons les prochains jours. Le paysage est magnifique. La région est traversée par une chaîne de collines sur lesquelles il y a de la vigne à perte de vue. Une candidature a d'ailleurs été déposée afin d'obtenir la reconnaissance du patrimoine de l'UNESCO.

Il existe trois versions de Prosecco; le Brut, l'Extra-dry et le Dry, qui se distinguent par la quantité de sucre résiduel contenu dans le vin. Le Brut comprend de 0 à12 grammes de sucre par litre, l'Extra-dry contient de 12g à 17g/l de sucre et le Dry, de 17 à 32g/l. Les gens de la région ont l'habitude de servir le Brut à l'apéro, l'Extra-Dry durant le repas et le Dry avec le dessert. Moi qui n'a pas la dent sucrée, j'ai été étonnée par l'équilibre des Prosecco Extra-Dry. Le sucre ne prend pas toute la place et ils restent sur la fraîcheur.

Afin de vous faire vivre un peu ce voyage, je vous propose le Conegliano Valdobbiadene-Prosecco Superiore, Cuvée Brut,Carpenè Malvoti (Code SAQ: 591 289; 17,65$). Fidèle à ce que doit être un Prosecco, il est frais, vif, avec des parfums de fleurs blanches, de poires et des notes minérales. Délicat et d'un bel équilibre, il sera excellent à l'apéro. Sa vivacité vous ouvrira l'appétit pour le repas. Et croyez-moi, il faut en avoir de l'appétit pour apprécier les nombreux services des repas à l'italienne!

Santé!

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