Les olympiques du vin

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Marie-Michèle Grenier

Collaboration spéciale

La Voix de l'Est

(Granby) Citez deux cépages majeurs autochtones de la Georgie? À quoi associez-vous le terme Cosmoculture? À qui appartient le domaine Popelouchum? Quel cours d'eau se trouve à proximité du vignoble de Gaillac?

Tous ces énoncés sont des questions présentées sur le blogue du sommelier Kler-Yann Bouteiller (www.kleryannbouteiller.com), à titre d'exemple pouvant se retrouver dans les épreuves du concours «Meilleur sommelier du monde». Ce concours met en valeur les connaissances et les compétences de sommeliers travaillant dans le domaine de la restauration. Théorie, dégustation à l'aveugle et service du vin sont évalués parmi de nombreux professionnels provenant de partout sur la planète.

Ayant lieu tous les trois ans, la 15e année se tiendra le 15 avril prochain à Mendoza, en Argentine. Au plan international, le Québec y est très bien représenté. En 2013, la Québécoise Véronique Rivest a été la première femme à monter sur le podium dans l'histoire de cet événement. Elle a remporté la deuxième place après une finale très serrée.

Comme pour tout athlète olympique, la préparation pour ce type de concours est très exigeante. C'est un travail à temps plein qui demande beaucoup de rigueur et d'investissement. La sommellerie englobe un champ d'études très vaste: géographie, histoire, agronomie, chimie, gastronomie et j'en passe. Le participant doit donc détenir le plus de connaissances possible dans tous les sujets. De plus, bien que le vin soit au centre de ce concours, les cigares, les spiritueux, les thés, les cafés et les mets font également partie de l'évaluation. 

Pour atteindre cette compétition de haut niveau, il faut mettre les bouchées doubles. Après avoir passé des heures plongées dans des livres, il faut bien sûr maîtriser la dégustation. «On ouvre six jours par semaine un minimum de six bouteilles de vin», explique le conjoint de Véronique Rivest dans un documentaire sur son parcours, intitulé Au pif. Ensuite, il y a les voyages vinicoles, parce qu'il n'y a rien comme être sur place pour bien comprendre le terroir d'un vignoble ou la philosophie d'un vigneron. L'investissement est donc autant financier que personnel.  

Puisque l'Argentine sera l'hôte du concours pour 2016, je vous propose le Malbec Reserve, Valle de Uco, Salentein (Code SAQ: 11871442; 21$). Le malbec est le principal cépage rouge de l'Argentine. Reconnu pour son apport tannique et son potentiel de vieillissement, il en découle des vins riches et colorés. D'un violet profond, le malbec de Salentein présente des notes de mûres, d'épices et de cuir. La bouche est longue et les tannins soyeux. À consommer avec une viande rouge grillée, accompagnée d'un chimichurri argentin (un condiment à base d'herbes et de flocons de piments).

Cette année, c'est la sommelière québécoise Élyse Lambert que nous suivrons dans son aventure au concours du meilleur sommelier du monde. Elle a franchi toutes les qualifications nécessaires pour y participer et, selon moi, elle possède la rigueur nécessaire pour se démarquer. Vous pouvez la suivre à travers les médias sociaux de la SAQ sous le #EquipeElyseLambert.

On lui souhaite la meilleure des chances.

Santé Élyse!

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