Bordeaux et ses châteaux

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Michèle Grenier

Collaboration spéciale

La Voix de l'Est

La région de Bordeaux est sans doute l'une des plus prisées des amateurs de vins. En terme de qualité, elle est reconnue comme la plus grande et la plus ancienne région vinicole. En chiffre, c'est plus de 100 000 hectares de vignes, une cinquantaine d'appellations d'origine contrôlée et une production de 75% de vins rouges.

D'ailleurs, les principaux cépages rouges retrouvés dans la composition des vins de Bordeaux sont les suivants: merlot, cabernet sauvignon, cabernet franc, malbec et petit verdot.

Bordeaux, c'est aussi un système important de classification des vins. Il y a le classement des crus bourgeois du Médoc, le classement des vins de Saint-Émilion, celui des vins de Graves, mais tout a commencé en1855 avec le classement officiel des vins blancs et rouges de la Gironde. Ce classement, considéré comme historique, est toujours actuel et joue un rôle important dans le marché des vins de Bordeaux. Il représente le quart de la production de la prestigieuse région vinicole. Les vins qui y figurent y sont divisés en cinq rangs.

Certains de mes proches ne me croient pas lorsque je leur dis qu'une bouteille de vin peut valoir des milliers de dollars. Rêvons un peu et allons voir du côté des premiers grands crus classés.

Au Québec, la bouteille de 750 ml la plus dispendieuse disponible est Pauillac, 1949, Château Mouton Rothschild, premier grand cru classé (Code SAQ: 888 461; 6430$). Acheter des bouteilles parmi les crus classés de Bordeaux, c'est un investissement. En vieillissant, elles prennent de la valeur et, croyez-moi, il y a un marché pour ça! Toutefois, est-il nécessaire de payer plus de 1000$ pour garnir notre cave de vins qui prendront de la valeur?

La réponse est non, bien sûr!

D'ailleurs, dès qu'on regarde parmi les deuxièmes crus classés on remarque une baisse de prix considérable par rapport aux premiers crus classés. Il y en a même sous la barre des 100$ comme, par exemple; le Saint-Julien, 2013, Château Gruaud-Larose, deuxième grand cru classé (Code SAQ: 12 380 784; 75$). Si vous souhaitez faire l'acquisition d'autres crus classés, vous pouvez consulter le site: www.crus-classes.com.

Outre la classification des crus pour qu'une bouteille prenne de la valeur, il y a aussi la notion de millésime, soit l'année du vin. Parmi les plus récents, les millésimes 2009 et 2010 sont considérés comme de grands millésimes. Pour les prochains arrivages, les experts s'entendent pour dire que 2015 sera également un grand millésime.

En terminant, je vous laisse sur une suggestion un peu moins coûteuse: Le Saint-Émilion Grand Cru, 2011, Antoine Moueix (Code SAQ: 11 769 739; 25,75$). Un Saint-Émilion Grand Cru à ce prix est peu commun. Composé majoritairement de merlot, c'est un vin tout en souplesse, racé, et présentant une longue finale en bouche. Sur des notes fruitées et de sous-bois, il accompagnera à merveille une brochette de filet mignon, sauce au porto.

Il faut se le dire, si on veut un bon Bordeaux, il faut payer un peu plus que 20$. Heureusement, la carte-cadeau SAQ est sûrement l'un des cadeaux les plus offerts dans le temps des Fêtes.

Pour ma part, je réserve mes cartes-cadeaux SAQ pour m'acheter des bouteilles un peu plus dispendieuses que je n'achèterais pas au quotidien.

C'est mon petit truc pour garnir ma cave à vin.

Santé!

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer