Septembre et les huîtres

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Marie-Michèle Grenier

Collaboration spéciale

La Voix de l'Est

La saison des huîtres commence avec l'arrivée de septembre, pour se poursuivre durant tous les mois finissant en «bre» (octobre, novembre et décembre). Pour plusieurs, ce mollusque est synonyme de festin, alors que pour d'autres, son aspect visqueux suffit à les convaincre... de passer leur tour. 

Pour ma part, je me situe entre les deux. J'ai longtemps fait partie de ces enfants à qui il était difficile de faire apprécier autre chose qu'un bon spaghetti ou un pâté chinois. Mère à mon tour, je comprends le découragement de mes parents devant mes caprices alimentaires. En fait, il y a à peine une dizaine d'années, je ne mangeais ni poisson ni fruits de mer.

Alors des huîtres? Je n'osais même pas y penser!

Heureusement pour la profession que j'exerce aujourd'hui, j'ai ouvert mes horizons en matière de gastronomie et je suis maintenant en mesure d'apprécier chaque aliment à sa juste valeur. Ma première expérience avec les huîtres remonte à deux ans à peine. Comme quoi il n'y a pas d'âge pour changer nos habitudes alimentaires et découvrir de nouveaux mets. Et ce, même si parfois il faut faire preuve d'un peu d'audace et de persévérance. D'ailleurs, pour ceux dont les huîtres ne font pas encore partie de leur régime, je vous conseille, sur la base de ma propre expérience, de commencer par des huîtres chaudes. Voici d'ailleurs une belle recette pour vous initier à cet aliment. Cette dernière vous donnera peut-être même le goût de les essayer nature par la suite.

24 huîtres.

Crème 15% (...ou 35%!)

Champignons déshydratés. (Que vous devez réhydrater avec du vin blanc environ 15 minutes.)

Échalotes françaises coupées en dés.

Cheddar fort râpé.

Dans chacune des huîtres, verser un peu de crème au goût, quelques échalotes françaises et un peu de champignons. Garnir le tout avec le cheddar, puis mettre au four à 350 degrés Celsius jusqu'à ce que le fromage soit doré.

Par ailleurs, un bel accord met-vin est également une belle façon d'apprécier davantage vos huîtres. Le muscadet de la Loire est sans doute l'accord classique par excellence. 

Aujourd'hui, je vous propose le Muscadet Sèvre et Maine, Muscadet-Sèvre sur lie du Château de la Ragotière (Code SAQ: 12 543 985; 16,50$). 

C'est un vin délicat possédant une belle minéralité et une belle acidité. Avec des notes de pommes, de poires et florales, il s'accordera bien avec des huîtres à l'état pur et une mignonnette de pommes et céleris. 

Fait intéressant, nous pouvons souvent lire la mention suivante sur les bouteilles de muscadet: élevage sur lies. Dans l'élaboration habituelle d'un vin, on procède à une étape nommée le soutirage, qui consiste à séparer le vin de ses lies (levures mortes, matières résiduelles). Un élevage sur lies signifie que le vin est mis en bouteille sans soutirage. Cette méthode a pour effet d'apporter un supplément de rondeur et de vivacité au vin. 

D'autre part, un party d'huîtres ne serait pas totalement réussi sans bulles! 

Pour vos prochains événements, je vous invite à vous procurer le Crémant de Bourgogne Brut de Pierre-Marie Chermette (Code SAQ: 11 537 073; 23,40$). Élaboré à 100% de chardonnay, ce mousseux se caractérise par la finesse et l'élégance. Floral et fruité, il possède également une belle minéralité pour se marier avec les huîtres. Les bulles et les huîtres chaudes sont un accord parfait. 

Que vous soyez initié ou non, vous avez là tous les ingrédients pour réussir vos soirées d'huîtres automnales!

Santé!

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