Les snobs du vin

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Jessica Harnois

Collaboration spéciale

La Voix de l'Est

J'ai vu récemment une photo qui m'a fait sourire. On y voyait une bande dessinée montrant l'évolution des amateurs de vin. Au début, le néophyte boit pour boire. Il ne veut qu'une seule chose: se détendre et avoir du plaisir. Avec un peu de pratique et de l'intérêt, l'amateur commence à apprécier les variantes et les subtilités du vin. Mais attention, il  se fait piéger et tombe dans le snobisme en surévaluant ses connaissances sans toutefois avoir réellement de fond.

Le meilleur exemple de cela est sans doute le film Sideways, qui dénigre le Merlot et favorise le Pinot Noir. Qui a dit que le Merlot n'était pas bon?

Pétrus et Masseto en sont issus et ils sont tous deux considérés comme les plus grands vins au monde!

Être snob au niveau du vin, ça ne devrait jamais arriver. Être prétentieux, c'est démontrer son manque de savoir-vivre et de savoir-être. C'est dévoiler son manque de savoir. Point.

Quand on connaît sa matière, nul besoin d'étaler ses connaissances. Ça coule simplement et on peut se concentrer sur la base: boire pour apprécier. Avoir du plaisir, avec les gens qu'on aime, tout en ayant une bonne maîtrise de notre passion ou de notre profession. C'est ça être un véritable expert!

Donc, si un jour vous vous sentez mal à l'aise dans un restaurant ou lors d'une soirée de dégustation, dites-vous bien que le soi-disant expert en vin vit peut-être le syndrome de l'imposteur. Les personnes les plus remarquables, je pense ici à un célèbre oenologue mondial, Michel Rolland, et au directeur général de Château Cheval Blanc et Château d'Yquem, Pierre Lurton, sont accessibles, drôles et gentils. Ils sont «vrais» et aiment par-dessus tout le merveilleux monde vitivinicole. Ils voyagent et ne prétendent pas tout connaître, comme Socrate qui proclamait qu'il ne savait rien. C'est vrai! Plus j'en apprends sur le vin, moins j'ai l'impression d'en connaître. Ça me pousse toujours à parfaire mes connaissances, mais en ne prenant rien pour acquis.

Un sommelier ou un expert en vin doit avoir beaucoup de connaissances ainsi qu'une bonne dose d'humilité et de psychologie pour cibler les besoins de ses clients et de ses interlocuteurs. Alors si on vous fait sentir inculte parce que vous retournez un vin «bouchonné», par exemple, et que le serveur est en désaccord avec votre jugement, répondez calmement que le client a toujours raison (ou presque! Je parle ici d'un bon client.)

Mieux vaut changer de vin que de vivre un mauvais moment. Pas de gêne à avoir! En parlant de Merlot, je vous en propose un délicieux qui accompagne à merveille les viandes braisées que l'on commence à cuisiner en cette belle saison. Le Sea Ridge Merlot se boit comme de l'eau. Facile et peu tannique, c'est un vin à 12,65$ tout à fait réconfortant. Pas de complexité, juste du fruit à l'état pur et du plaisir.

Code SAQ: 10 967 389

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