À table avec des végés

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

Faut se dire les vraies affaires : que serait la vie sans Ricardo ?

Personnellement, je ne peux pas m'en passer. Pas plus tard que le week-end dernier, c'est lui qui m'a appris comment faire une meringue volumineuse. J'étais aux anges !

Le secret est dans la crème de tartre, un « sous-produit de la fermentation du vin qui sert à stabiliser les blancs d'oeufs », qu'il m'a dit avant de monter ses blancs en neige les doigts dans le nez.

Une fois terminée, ma meringue était d'un blanc immaculé et les pics dignes des Nunataks qui s'élèvent sur la côte orientale du Groenland.

Si vous n'avez pas de crème de tartre, prenez du jus de citron, ça va faire la job.

C'est que Ricardo a réponse à tout. Grâce à lui, j'ai su redonner ses lettres de noblesse à ma mijoteuse. Parlant de lettres. Je pensais à ça l'autre jour en écoutant sa courte vidéo sur La parfaite Béchamel : Ricardo doit être fier que ses parents aient retiré un H et ajouté un O à son prénom.

RICHARD, ça aurait fait vraiment moins vendeur, non?

Bref, mon amour pour Ricardo est inconditionnel et c'est lui qui va m'aider à relever mon prochain défi.

Samedi, je reçois un couple d'amis dont une des filles est végétarienne. Comme je trouve intéressant de découvrir de nouvelles recettes sans viande et comme je veux leur faire plaisir, c'est ce que j'ai décidé de mettre au menu !

Ça reste un challenge. Les recettes végés que je fais la semaine ne méritent pas d'être présentées un samedi. Pour le week-end, il faut que ce soit un peu plus recherché. Mais, il n'est pas facile de savoir quoi cuisiner pour recevoir de belle façon quand on est habitué de présenter du jambon à l'érable, du poulet au beurre, de tendres filets de porc ou des T-bones sur le BBQ.

Et, contrairement à ce que plusieurs peuvent penser, une personne végétarienne ne mange pas que de la roquette et des bouts de carottes crues trempés dans de l'houmous.

Je ne sais pas pour vous, mais la carnivore que je suis se sent toujours intimidée face à l'idée de cuisiner pour des végétariens.

C'est l'inconnu qui nous déstabilise. Suffit pourtant d'essayer.

Ce n'est pas comme s'il manquait de recettes sur Internet ! (Avez-vous remarqué, peu importe ce qu'on Google, c'est Ricardo qui apparaît!)

Mais c'est comme dans n'importe quoi : on est tellement bien ancrés dans nos vieilles habitudes. Manger végé a pourtant tellement de beaux avantages. C'est bon pour la santé, pour l'environnement, pour les animaux, pour le portefeuille. Alouette!

Eh oui, c'est aussi très bon au goût !

Ma soeur, amoureuse d'un beau grand barbu végétarien, m'a d'ailleurs fait découvrir une tarte aux champignons à se rouler par terre. C'est au terme de la lecture de Végétarisme et non-violence, de Marjolaine Jolicoeur, qu'Hugo a tourné le dos à l'osso buco.

La fille de nos amies, elle, n'avait pas dix ans quand elle a pris ce virage. Une décision qui n'a pas été sans chambouler les façons de cuisiner de papa et maman. Mais avec le temps, tous les membres de la famille, sans tous devenir végétariens, font plus attention à leur consommation de viande. Seul le poisson n'a pas été rayé de l'ardoise. Pour personne.

Que vais-je donc leur cuisiner ?

Ricardo et moi avons pensé faire un cari de lentilles et de courge, des pappardelles à la courge et aux tomates rôties ou un couscous de légumes et de pois chiches à la mijoteuse. En entrée, je pense enfourner un brie avec sirop d'érable, pomme verte et canneberges.

Avec ça, je nous prévois un succès boeuf !

(Elle était trop facile...)

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