Lettre à paPascal

Si Jojoba fréquente la garderie, elle devrait bientôt... (Archives La Presse)

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Si Jojoba fréquente la garderie, elle devrait bientôt être invitée à sa première fête d'amis. Prépare-toi, la vie sociale des enfants commence tôt de nos jours.

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

Salut Pascal!

J'ai lu que tu t'étais mis à la course malgré tes vieux genoux. 

En couple en plus!

Désirée et toi courez après votre temps depuis l'arrivée dans votre vie de la belle Jojoba?

Me trompe-je : c'est bien toi qui souriais quand nous, tes collègues parents, te disions que ça changeait une vie un enfant?

Moi, tu vois, c'est en lisant ton billet intitulé La course samedi dernier, que j'ai ri. (Faisons ici abstraction du fait que je suis ton meilleur public.)

Ta fille a maintenant dix mois. Tu trouves que ça n'arrête jamais? Que le lavage et le ménage s'accumulent? C'est vrai. Parfois tu vas même avoir l'impression que c'est le jour de la marmotte tellement la paire de petits bas rayés revient souvent dans le bac de linge sale.

Je pense que le temps est venu de te dévoiler un autre grand secret du merveilleux monde de la parentalité: ÇA NE FAIT QUE COMMENCER!

Plus les enfants grandissent, plus ils font d'activités. Plus ils sont occupés. Mais grandir est ici un bien grand mot. Ils font à peine trois pieds et trois, qu'ils possèdent déjà des agendas de chefs d'État. À six mois, ils ont normalement au moins deux sessions de natation dans les mollets. C'est peu dire.

Si Jojoba fréquente la garderie, elle devrait bientôt être invitée à sa première fête d'amis. Prépare-toi, la vie sociale des enfants commence tôt de nos jours. Ce n'est plus comme dans notre temps où on créait des liens lors de notre rentrée à la maternelle. Prends moi, par exemple, d'où vient mon côté sauvage tu penses?

Du fait que je n'ai pas fréquenté la garderie et que ma mère est toujours restée avec moi à la maison.

Pour éviter de nuire ainsi au développement de ta puce, il faut que tu acceptes qu'elle bouge, qu'elle fraternise. Et ça, ça demande du gaz. Autant chez toi que dans ton char. 

Comment veux-tu ensuite qu'il te reste du temps pour faire une sauce à spaghetti le samedi après-midi ou laver ton plancher quand il faut assister au cours de ballet jazz, à la fête de Marie-Pierre-Lune et au souper d'anniversaire de grand-papa Robert? Ta sauce à spag, tu devras accepter de l'acheter toute faite, et ce, pour les, six, sept prochaines années. Metro en fait une bonne.

Le meilleur conseil que je peux te donner en tant que parent c'est de choisir tes combats.

Tu parles du lavage qui a pris des proportions inimaginables depuis dix mois. Dis-toi que le phénomène va doubler quand ta petite va savoir s'habiller toute seule. Cette liberté l'incitera à se changer jusqu'à huit fois dans la même heure. Pour ça, tu n'as qu'un mot à retenir : Febreze. 

Avec l'obsolescence programmée, on n'épargnera jamais assez nos électros. Pis plier du linge tous les soirs, ça fait tellement 1993. 

On a autre chose à faire dans'vie!

Pour t'aider dans ta course folle contre la montre, je te donne aussi mon truc en ce qui concerne la vaisselle : ne l'essuie pas! 

Jamais en fait. Tu vas gagner un temps fou. 

N'oublie pas : choi-sir-ses-com-bats. 

Un mantra que tu dois intégrer avant que ta fille entre à l'école, parce que là, crois-moi, la course passe à un autre niveau.

T'ai-je parlé du beat à l'arrivée d'un deuxième enfant?

Là, il se peut que tu rêves de journées de 20 heures, de week-ends de trois jours et d'année sabbatique.

Mais tu l'as dit: leur sourire enjôleur a ce petit quelque chose de magique.

Il nous fait oublier que nous sommes, nous les parents, rien de moins que des poules pas de tête gravitant dans des univers poussiéreux.

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