Juillet joyeux

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

Pis?

Depuis lundi matin, c'est la question que tout le monde me pose.

Pis, les vacances?

C'est vrai que j'ai été choyée de pouvoir prendre un mois complet. Un privilège que je dois à mon journal. Le Plus fait relâche tout juillet? Moi aussi d'abord.

Ça a été aussi simple que ça.

Un mois ensoleillé d'un bout à l'autre au cours duquel j'ai grandement profité de ma piscine, joué dans mon jardin, encouragé ma petite à arracher une palette qui branlait, croisé des vedettes aux auditions à l'aveugle de La Voix, découvert un magicien hallucinant nommé Sébastien devant une cuisse de poulet au St-Hub à St-Hubert, assisté à une compétition de cerfs-volants faits à la main, vu mes filles et des amis remporter deux fois plutôt qu'une un concours de châteaux de sable sur la plage de Scarborough, trouvé (enfin!) un sand dollar, fait du kayak dans des marais salins américains et du pédalo à Piopolis, lu La fille de Brooklyn de Guillaume Musso (je le conseille fortement), joué au mini-putt, aux washers, au badminton et au beer-pong, re-re-visité le Zoo, sommé ma fille de tirer sur sa dent qui tenait par un fil, découvert la Maison des mascottes, versé une larme dans le nouveau centre-ville de Mégantic, observé les étoiles les-pieds-pendant-au-bout-du-quai, mangé le meilleur filet d'aiglefin du monde, vu ma grande danser dans la rue Principale avec sa troupe, testé l'état de la transmission de l'auto jusqu'au sommet qui mène à l'Observatoire du mont Mégantic, fabriqué une fusée avec un deux litres de Coke, récolté des roches en forme de coeur, provoqué les choses pour que la dent de ma petite tombe, dégusté des plats indiens, mijoté dans un spa avec des amies et visionné une vidéo maison sur laquelle ma Laurence arrache (finalement) sa dent!

MAIS, de tout ce que j'ai fait au cours de ce mois merveilleux, le moment le plus fort restera sans doute celui où j'ai surmonté une de mes plus grandes peurs.

Enfant, je craignais tout ce qui était mascotte et personnages animés. Souvent, je dressais la liste à voix haute de ceux qui, à mes yeux, étaient des monstres, tout en mettant l'accent sur le fait que j'étais donc malchanceuse. J'avais peur des mascottes, du père Noël, du Bonhomme Carnaval et... de Ronald McDonald.

Eh bien en juillet dernier, dans le cadre de la Fête des Mascottes, j'ai revu, après plus de 35 ans, ce mythique personnage aux cheveux rouges. La première et la seule fois que je l'ai croisé, je devais avoir 3, 4 ans. Sur une photo digne des années 1970, je suis assise sur ses genoux et je braille ma vie! (J'ai reviré ma maison à l'envers pour retrouver le cliché, en vain...)

J'ai donc profité de ces retrouvailles pour vaincre ce vieux démon en me faisait photographier de nouveau avec lui, sourire aux lèvres.

- Tu as hanté mes nuits d'enfant! , que je lui ai lancé en lui donnant une bine sur l'épaule.

- C'est fini, maman, c'est fini, qu'il m'a répondu, en me donnant de petites tapes dans le dos.

Imaginez si j'avais pu faire de même avec le Roi du carnaval d'hiver de Québec. Mes vacances 2016 auraient été les plus belles de ma vie.

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