Idées de grandeur

L'important, c'est de se retrouver tout le monde... (123RF)

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L'important, c'est de se retrouver tout le monde ensemble.

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Ce n'est pas donné à tout le monde d'être un bon hôte.

Je ne parle pas ici d'avoir un décor digne du Country Living.

Non. Je pense à ceux qui ont du mal à calculer la quantité de nourriture ou d'alcool nécessaire en fonction du nombre d'invités à recevoir.

Moi, c'est ma hantise. Mes amies soupçonnent que je souffre d'insécurité. Au contraire. Moi, je me considère comme prévoyante et organisée.

Pas vrai que quelqu'un va manquer de quelque chose chez nous.

Oh que non madame!

J'ai déjà été invitée à une soirée «fondue chinoise» où, au menu, ne figuraient que du boeuf à fondue -fiou- et du riz blanc sec.

Pas de légumes, pas de pain, pas de sauces, e-rien.

Une autre fois, invités à un BBQ en famille, on s'est battus avec les filets de porc qui s'allongeaient dans notre assiette. Une chance, la pelletée de patates pilées qui accompagnait la bête mal apprêtée (lire calcinée) permettait d'attendrir -un peu- chaque bouchée. Le vin aussi. Là non plus,  pas d'à-côtés. Zéro accompagnement. Même pas un tas de minicarottes ou de rondelles de concombres avec la pelure en entrée. Je me souviens m'être surprise à espérer une petite cuillerée de moutarde baseball devant autant de sécheresse.

Ce n'est pourtant pas ça qui coûte cher des tomates cerises ou une salade iceberg. Ce qui arrive, c'est que ce n'est même pas l'argent le problème. C'est vraiment un problème de calcul. D'étapes. De vision d'ensemble, je crois. Ces gens ne sont tout simplement pas habitués de recevoir. Ça n'a pourtant tellement pas besoin d'être compliqué.

L'important, c'est de se retrouver tout le monde ensemble.

Pour ceux qui n'aiment pas cuisiner, suffit de sortir des chips ou de couper un melon d'eau en gros cubes avant le souper!

Ça prend des grignotines, mais pas besoin de se plonger dans un livre de recettes pour y arriver.

Le mot d'ordre, que je me dis, c'est «simplicité».

Un article sur lequel je suis tombée parle de prévoir trois sortes de grignotines différentes si on attend 10 personnes ou moins. Quatre pour 10 à 20 invités et six pour 20 à 50 invités. Bref, six sortes de chips différentes, un melon d'eau, de la salsa et un guacamole pis on est en business.

Ne vous gênez pas pour demander aux ados de faire le guacamole!

Mon mantra? Mieux vaut en avoir plus que pas assez.

Voilà pourquoi je mange de la salade de pâtes trois couleurs depuis autant de jours.

Comme je recevais pour la fête d'une amie samedi, j'ai fait mariner des poitrines de poulet, préparé des asperges et concocté une énorme salade de pâtes colorées. On allait être 16, mais il se pouvait qu'on soit 20. Alors, j'ai fait de la bouffe pour 20.

Quatre de plus rendue là...

Le hic, après le souper, c'est comme si personne n'avait mangé!

Le contenu des plats n'avait pas vraiment diminué.

Le lendemain, j'ai donc reçu une autre grosse tablée. Pas les mêmes personnes que la veille, alors je leur ai servi le même menu!

Il ne reste maintenant plus rien du poulet et des asperges.

Mais de la salade... C'est vrai qu'en la brassant dans mon gros chaudron normalement destiné à faire cuire une-douzaine-de-blés-d'Inde-même-pas-tassés, je me disais que je voyais peut-être un peu grand.

Mais j'ai atteint mes objectifs qui étaient de ne manquer de rien et que mes invités soient heureux.

Ils semblent avoir eu beaucoup de plaisir.

Surtout à rire de moi! 

Cette chronique et Le Plus font relâche pour tout juillet.

L'hebdo sera de retour le mercredi 3 août.

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