Disciple de Marie Kondo

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

«Vivre dans une maison ordonnée influe de manière positive sur tous les autres aspects de votre vie».

Cette phrase sonne comme de la musique à mes oreilles, moi qui aime faire du ménage.

Moi qui adore ranger.

C'est vrai, ma propension à éviter le fouillis m'a valu le sobriquet de «jeteuse compulsive». Aussi, je ne peux nier que le fait de me débarrasser de courriels en moins de temps qu'il n'en faut à un texto pour voyager Montréal/Singapour m'a souvent joué des tours. Mais le désagrément de ces deux petits «travers» n'est rien à côté du plaisir que me procure l'ordre avec un grand Ohhhhhhh!

Pas surprenant alors que je sois actuellement plongée dans la lecture du livre Le pouvoir étonnant du rangement (Désencombrer sa maison pour alléger sa vie) de Marie Kondo.

Marie Kondo est cette Japonaise devenue experte du rangement.

Sa méthode, KonMari, est, dit-elle, infaillible pour organiser notre espace de vie une fois pour toutes.

Selon elle, quand on décide de plonger dans le rangement, le vrai là, pas le ménage du samedi matin avant que la visite arrive pour salir le plancher qu'on s'est éreinté à laver à'mitaine, on doit le faire d'un coup, complètement et rapidement. Et il ne faut pas avoir peur de jeter. Visiblement, le sac de poubelles est son meilleur ami. Phénomène qui me titillait au début de ma lecture. En suivant ses conseils, une femme a jeté 200 sacs de poubelles de 45 litres d'un coup.

Et le recyclage dans tout ça?

Personnellement, j'aime donner mes vêtements quand ils ne font plus. Mon approche est d'ailleurs fort simple: tout ce que je n'ai pas porté au cours de la dernière année prend le bord. J'ai la main assez lourde merci quand vient le temps d'épurer ma garde-robe. Mais après, au lieu de tout jeter, je cherche à qui tel ou tel vêtement pourrait plaire et faire.

Peut-être que ce chandail ferait à ma mère? Ce jeans à une amie? Et, en un avant-midi, je remplis des sacs et je leur refile.

Ce week-end, je suis restée estomaquée devant l'immense walk-in (maudite chanceuse!) de ma soeur. Elle possède tellement de vêtements, c'en est étourdissant. Il y régnait un tel fouillis que je lui ai tout de suite offert mes services pour l'aider à ranger. Car même si je n'ai pas terminé ma lecture, je suis déjà une disciple de la méthode KonMari en ce qui concerne le pliage du linge. Je me suis garrochée sur YouTube voir les vidéos tellement je tripe fort.

Depuis que je maîtrise la technique pour bien plier et ranger les vêtements, j'ai récupéré de l'espace sans bon sens dans mon meuble et ceux de mes filles. C'est stupéfiant. Je suis tellement surprise et fière du résultat que je me fais un plaisir de montrer à mes amies comment j'aligne mes petites culottes dans un panier fait sur le long. Faut le voir pour le croire. Le secret est de placer les vêtements en petits paquets compacts, debout. Comme des feuilles dans un classeur ou des livres dans une bibliothèque. Ainsi, on voit tout d'un coup. Et non, ça ne fait pas plis. Suffit, en pliant, d'obtenir une forme rectangulaire qu'on replie enfin en deux ou en trois, pour qu'une fois «debout», le vêtement plié soit adapté à la hauteur du tiroir ou du panier qui l'accueille.

Si j'entre dans le walk-in de ma soeur avec ma technique japonaise et mes paniers, elle pourra ensuite y glisser son piano!

Pour revenir à sa montagne de vêtements, j'ai réalisé, au cours de ma lecture, que tout ça était peut-être de ma faute (supposons qu'on fait abstraction du fait que ma soeur est traîneuse!) Dans le fond, elle garde, voire accumule peut-être des trucs à moi qu'elle n'ose pas jeter. Pas facile de se débarrasser de choses qui viennent de la famille, souligne Marie Kondo. Je me revois, il y a trois semaines, insister pour qu'elle garde une petite robe noire «passe-partout-qui-serait-super-belle-avec-une-frock-de-jeans» qui ne me faisait plus.

En pensant bien faire, je lui ai peut-être inconsciemment transféré mon incapacité coupable à me départir de certains morceaux. Moi qui pensais être passée maître dans l'art de ne pas être attachée aux biens de la Terre, on repassera.

Bref, la lecture du petit bouquin de la papesse du rangement va sans contredits me faire le plus grand bien. Déjà, je sais qu'avant de refiler mes guenilles aux autres et d'encombrer leur espace, je vais désormais faire une petite enquête sur leurs besoins et leurs envies.

Déshabiller Paul pour habiller Jean, c'est dur à porter.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer