Dans de beaux draps

Monik et ses hamacs mauves m'ont mise knock-out mercredi dernier. (La Voix de l'Est)

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

Monik et ses hamacs mauves m'ont mise knock-out mercredi dernier.

Ce matin-là, toujours dans ma peau de journaliste-exploratrice, j'expérimentais le yoga fitness aérien pour Le Plus.

Comment ça s'est passé? Eh bien... je suis sortie d'un cours accéléré le coeur au bord des lèvres! La nausée a été si brutale que j'ai dû aller me coucher et repousser l'entrevue d'une journée.

Une première dans toute ma carrière.

«Est-ce normal que je feel... bizarre?», que j'ai demandé à Monik, en tentant de limiter le mouvement de vague que formaient les lignes bleues de mon calepin.

«C'est normal. On voit ça des fois», qu'elle m'a confirmé en me racontant dans le détail la fois où, à force de tournoyer lors d'une chorégraphie sur un cerceau, elle s'était vidé les entrailles... alors qu'elle filmait le tout.

«Ce sont des mouvements auxquels tu n'es pas habituée. Ça tourne. On a la tête en bas...»

Faut dire que mon smoothie matinal était peut-être rendu loin à 10h. Aussi, mes pirouettes, je les faisais sans mes lunettes. Faire des culbutes tout en vivant ma myopie, ce n'est visiblement pas pour moi.

Finalement, le fait d'avoir terminé ma séance dans la position de «la tête dans l'bol'» peut tout simplement vouloir dire que je suis «une p'tite nature».

La dernière fois que je me suis tenu la tête en bas, c'est sur ma balançoire trois couleurs dans la cour chez mes parents. J'avais cinq ans.

Reste que selon moi, le yoga aérien n'a de doux que son nom.

Sans jeu de mots, c'est dur sur les trapèzes! Faut être forte. Ça m'a confirmé que je négligeais la partie chest-bras de mon corps. Ce qui ne m'a pas empêchée de trouver cette discipline très intéressante. Malgré l'état dans lequel elle m'a plongée, j'ai adoré.

C'est au moment de m'asseoir pour l'entrevue que le loft s'est mis à tourner. Avant, tout s'était pourtant bien passé.

Dans le hamac, j'ai fait la position de l'arbre et l'inversion en écart (straddle back). J'ai aussi tenté le lay back with split et plein d'autres trucs défiant la gravité. Dans le cerceau, j'ai fait Man in the moon. C'était de toute beauté. J'avais les bras morts et mes poings ne voulaient plus s'ouvrir tellement j'agrippais le cerceau (oui, j'ai grimpé sur des hamacs et des cerceaux, une vraie folle!) avec vigueur.

Sur photo, j'ai l'air d'une pro.

Le yoga fitness aérien est un entraînement en suspension qui sollicite tous les muscles du corps. Une approche qui développe la force, la flexibilité, l'équilibre et... l'humilité.

C'est complet. Technique, mais planant. Le genre de truc qui met en forme et qui sculpte. Tout ce que j'aime.

Si je veux des bras à la Serena Williams, c'est en plein le sport qu'il me faut. Il est clair que je vais bientôt prendre ma revanche sur ces fichus bouts de tissu. Monik est avertie.

Quelques jours avant cette mésaventure, je jasais avec ma petite de six ans des nombreux sports qu'elle pratique. À un moment donné, le plus sérieusement du monde, elle m'a lancé: «Toi maman, tu es bonne dans rien!»

Tout ça parce que, contrairement à elle, je ne fais pas de trampoline, de hip hop et de karaté. Ah oui, je ne fais pas non plus de roue latérale sur une main. Je lui ai alors rappelé que sa maman avait plein d'autres belles qualités.

Elle y va fort pour une jeune fille qui fait encore du vélo avec ses «p'tites roues». Mais force est d'admettre que dans tout ce qui est AÉ-rien, il est vrai que ça ne vole pas haut mon affaire...

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