Faites le décompte, à partir d'aujourd'hui, il ne reste plus qu'un mois avant Noël, êtes-vous prêts?

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

Je ne parle pas ici de vos décorations extérieures faites à partir de fleurs d'hydrangées séchées et de branches de pin ou encore du décor féerique dans lequel vous plongez votre maison à grands coups de lumières LED multicolores et d'ours polaires gonflés au compresseur.

Non. Physiquement, êtes-vous prêts à affronter Noël?

Depuis quelques années, de nombreuses revues et sites Internet multiplient les trucs et astuces pour nous «préparer» à l'arrivée du 25 décembre. Comme si en une seule journée, on allait tous manger jusqu'à fendre en quatre et boire pour se taper une cirrhose du foie de course.

Au cours des dernières semaines, je suis tombée sur une quantité phénoménale d'articles du genre «Préparer son corps à l'approche des repas des Fêtes». Pourquoi cette soudaine mise en garde à l'aube de Noël? Est-ce que quelqu'un lève la main pour mettre un holà! à la quantité d'ailes de poulet piquantes et de bière en canettes ingurgitée le soir du Super Bowl?

Euh, non!

Ce soir-là, environ 1,25 milliard de portions d'ailes sont consommées par les Américains. À cela s'ajoutent plus de 50 millions de caisses de bière et11 millions de pizzas pepperoni/fromage ou all dressed. C'est selon. Ramené à une échelle québécoise, le topo doit être pas mal semblable.

Imaginez, cette soirée a été renommée le Noël de la malbouffe! C'est tout dire.

Mais ça, personne ne se fait d'ulcères d'estomac avec ça. Et pourtant. Avec le niveau de stress que les gens atteignent lors de cette sacrée sainte soirée dédiée au football, on flirte plus avec la crise de coeur qu'à Noël, non?

Selon le dernier article que j'ai lu sur «le méchant jour de Noël», comme le 25 décembre tout le monde croule sous la nourriture, l'alcool et les calories, on nous suggère, avant, de ne pas sauter de repas et de privilégier les fibres, les fruits et les légumes. Méchant scoop.

Ne pas boire d'alcool et se coucher tôt pourrait, aussi, aider à ne pas sombrer dans la déchéance entre le tartare de pétoncles et la bûche-de-Noël-trois-garnitures le soir du réveillon.

Il faut se mettre au thé vert ou au jus d'aloe vera. À l'approche des Fêtes, on doit se plier à une hygiène de vie irréprochable et prendre des repas équilibrés.

Il existe même un programme beauté étalé sur 30 jours avant Noël. Car ce n'est pas tout d'être en forme pour célébrer, il faut aussi être beau, lisse et doux.

Des étapes à suivre pour nous présenter «sur nos plus beaux jours» au party de famille ou entre amis. Un petit rituel «pour des Fêtes en toute beauté», nous dit-on.

Un cirque qui commence un mois avant Noël. Pour donner de l'éclat au visage, on propose un gommage deux fois semaine et des exfoliations. Pour un Noël parfait, il ne faut pas se négliger le contour des yeux et on se doit aussi d'offrir nos cadeaux avec des mains douces et hydratées, tout comme le corps qui s'y rattache. Et que dire des cheveux. Pas question de se pointer au 5 à7 du bureau avec les pointes fourchues. D'ailleurs, si votre coloriste n'a pas de place pour vous dans son horaire des Fêtes, l'article vous propose, Mesdames, d'organiser une soirée teinture avec votre soeur ou votre meilleure amie.

Oh, come on!

Une semaine avant Noël, on nous suggère de rafraîchir notre trousse de maquillage pour «des résultats à la hauteur de nos attentes.» Deux jours avant le jour J, c'est l'épilation. Tout doit y passer: les sourcils, les jambes, les aisselles. Tant qu'à y être, faites vous faire les aines. On ne sait jamais ce que peuvent provoquer deux verres de Spicy 5 et 8 Days of Christmas revisitée par Destiny's Child...

La veille arrivent le manucure et le pédicure. Et dans la nuit du 24 au25, après un enième gommage, il faut finir le tout avec une bonne crème hydratante. Suivre toutes ces étapes, c'est clair que j'arrive à l'échange de cadeaux la face pleine de boutons.

Noël une fête commerciale? Ben quin!

À écouter tous ces spécialistes à cinq cennes, on dirait que c'est la femme qui reçoit que l'on souhaite voir couchée sur la table, la poitrine vers le haut, à la place de la dinde rôtie de Ricardo le soir de Noël.

Heureusement, celle qu'il nous propose, cuite dans le vermouth ou dans le porto blanc, est frottée au sel.

Ça exfolie.

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