Surprise!

Une femme de presque 40 ans, sous le... (photo Constance Gaboriault)

Agrandir

Une femme de presque 40 ans, sous le choc, et un conjoint, fier de son coup.

photo Constance Gaboriault

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

Le choc a été si brutal, qu'avoir porté un dentier, il se retrouvait dans un des verres de la table la plus proche.

J'en r'venais pas!

Convaincue que nous allions souper pour la fête d'une bonne amie samedi dernier, ma surprise a été totale et complète quand, en me pointant au resto, près d'une cinquantaine de personnes m'attendaient pour souligner MON anniversaire!

Je n'ai rien vu venir. Même ma grande fille de 11 ans, alors de mèche avec tout le monde, a joué le jeu jusqu'à la fin comme une menteuse professionnelle. (Je me questionne encore à savoir si je dois m'en réjouir...)

J'étais sans mot.

Ils m'avaient eue. Complètement.

En plein ce que je voulais! 

Normalement, je vois tout, j'entends tout et je devine tout. Là, rien.

Tout a été organisé à mon insu, avec soin, et dans les moindres détails. Je suis entourée de menteurs et de menteuses de haut niveau.

J'étais tellement heureuse!

La seule qui aurait pu me mettre la puce à l'oreille, c'est ma mère que je trouvais très chic and swell pour aller souper au restaurant chinois avec mon père et mes filles, leur alibi. Mais c'est resté au stade de réflexion. Je n'en ai pas fait de cas, car il fallait que je me prépare pour la fête de mon amie Emmanuelle.

J'ai moi-même fait ma coquette ce soir-là en abusant du mascara et du fard à paupières. Ce que je ne fais jamais. Ce qui a failli se conclure en double conjonctivite tellement j'ai pleuré de joie.

J'étais totalement soufflée et émue devant ce subterfuge.

«Merde, va falloir que je réécrive mon billet!», que j'ai lancé à mes ami(e)s, mes collègues et ma famille quand j'ai recommencé à voir clair. (D'où le 2 pour 1 dans cette édition. Comme c'est moi la boss icitte, j'ai décidé de me payer la traite: travailler en double!)

Histoire d'étriver ma tribu, en réalisant que cette édition du Plus sortait un mois pile avant ma fête, j'ai décidé la semaine dernière d'écrire sur mon désir de souligner mes 40 ans en grand pour marquer le moment: la plus belle période de ma vie.

J'en parle depuis un an. Comme je savais que ça commençait à en énerver plusieurs, je me faisais un malin plaisir à en parler chaque fois que j'en avais l'occasion.

Vendredi midi dernier, réunies pour la fête de ma cousine et amie, j'ai profité d'une brèche dans la conversation pour - encore - parler du fait que j'allais (très) bientôt avoir 40 ans. «Ça passe vite en crousse un mois!», que je leur faisais remarquer au cas où personne ne se soit encore mis en branle.

Je les soupçonne de s'être roulées par terre dans le resto quand je suis retournée au bureau...

Elles, des collègues, ma soeur et mon chum travaillaient sur le dossier depuis des mois. Des vrais de vrais amours.

Je ne me suis doutée de rien. Le bonheur!

Entourée de gens que j'aime par-dessus tout, j'ai donc eu droit à des témoignages émouvants, à des anecdotes sur ma vie bien garnie, à un sketch de mon duo préféré, à une danse de trois chauds lapins et à un poème en «ant» de mon amant, amoureux et père de mes enfants.

Une soirée parfaite.

Mais si je peux me permettre, j'aurais un dernier souhait à exprimer pour mon anniversaire: que ma Laurence, six ans, me pardonne d'avoir gâché son souper au restaurant chinois...

Abonnez-vous gratuitement au : http://ofsys.com/T/OFC4/CP/1075/ZXnv5XjM/OF/Inscription.ofsys

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer