Morphée au Palace

Messmer était en spectacle au Palace de Granby... (Archives La Presse)

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Messmer était en spectacle au Palace de Granby le 23 octobre dernier.

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

Normalement, je déteste voir la personne qui m'accompagne à un spectacle s'endormir à mes côtés.

Non mais, il faut être légèrement au-dessus de ses affaires pour ronfler pendant un show qui vient de te coûter le prix d'une épicerie pour quatre. Je trouve que c'est un manque de respect pour l'artiste qui se trouve sur scène. Ils n'ont qu'à rester à la maison, les roupilleurs. S'ils ne sont pas capables de se retenir de dormir, qu'ils attendent que le spectacle passe à la tivi!

Vendredi dernier, j'ai toutefois retenu la descente du coude que je réserve normalement aux petites natures somnolentes. D'abord par curiosité et, léger détail, parce que plus de 500 personnes attendaient de voir la réaction de mon voisin de siège à son réveil...

En août dernier, j'ai eu le bonheur de jaser avec Messmer à l'aube de son passage à Granby pour le tournage de son émission Les Hyp-Gags. Au terme de notre échange, j'ai fait ni une, ni deux et je me suis garrochée sur le réseau Ovation pour réserver deux billets pour son spectacle, Intemporel, présenté au Palace. Je l'avais trouvé très intéressant, charmant, chaleureux, accessible. Un Fascinateur fascinant, quoi! Le spectacle était le vendredi 23 octobre.

Pour être honnête, en première partie, mon chum et moi avons vécu quelques malaises. Voir des gens revivre leur naissance, téter le sein de leur mère et bougonner comme des enfants d'un an nous a troublés plus que fait rire. Heureusement, le Fascinateur est devenu digne de son nom en deuxième partie. Et pas seulement parce qu'il a rendu un grand service à mon homme.

Au retour de l'entracte, Messmer a proposé un deuxième test de réceptivité pour laisser la chance à chacun de pouvoir monter sur scène pour faire le singe. Curieux, mon chum s'est exécuté. Les yeux fermés, les pieds ancrés au sol, il a lié ses mains en pointant ses deux index collés vers le plafond.

Une position qu'il n'a jamais été capable de quitter!

- Quel est son nom? , m'a alors demandé Messmer, qui venait de se téléporter dans notre rangée et qui touchait mon chum en alternance dans le cou, sur le front et sur le poignet comme pour prendre ses signes vitaux.

- Martin! que je lui ai lancé, surprise de voir que mon obstineux-de-conjoint dormait pour vrai.

- OK Martin. Vous dormez. Levez-vous et venez avec moi sur scène.

C'était comme s'il s'adressait à un hippopotame un jour de canicule. Mon chum refusait de bouger. Il restait cloué à son siège.

- A-t-il des problèmes de sommeil ces temps-ci? , s'est alors préoccupé Messmer. Charmant je vous dis. Et tellement beau en vrai.

- Euh, oui.

J'étais ébahie. J'étais certaine que mon chum allait me faire un clin d'oeil, signe qu'il bluffait, mais non. Il se trouvait véritablement dans les bras de Morphée.

- Il a besoin de sommeil, a ajouté le spécialiste de l'hypnose en portant sur moi son regard bleu acier. Son subconscient me dit de lui foutre la paix! Laissez-le dormir. Ça va lui faire du bien.

J'ai passé mon bras autour du cou de mon grand dormeur et j'ai immortalisé le moment.

Il s'est réveillé au bout de dix minutes, revigoré.

Je me suis alors souvenu d'une phrase que Messmer m'avait dite en entrevue: «Quinze minutes sous hypnose équivalent à trois heures de sommeil».

À voir mon homme s'empresser de faire un troisième test de réceptivité après son petit power nap m'a prouvé à quel point il rêvait d'y retourner.

Depuis, on tire des plans pour agrandir.

On veut un Messmer à la maison.

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