Vroum, vroum!

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Mercredi dernier, en plein milieu de semaine, deux amies et moi
avions rendez-vous pour vivre l'expérience NeuroSpa.
Anne l'avait essayé cet été et elle avait beaucoup aimé.
Elle nous en a parlé et nous, on a dit « Why Not ? »

J'étais certaine qu'on allait recevoir un massage sur chaise. Comme celui offert parfois en entreprise : habillé, pas d'huile, avec nos souliers dans les pieds.

Je rêvais depuis le matin de me faire délier les noeuds qui s'enchaînaient dans mon dos de C1 à L5. « Tes poignets. Parle-lui de tes poignets », que je me répétais en boucle pour que la masso s'y attarde dans le but de m'éviter une opération aux canaux carpiens. Aussi, en parallèle à ma ritournelle, je me disais que je le trouvais hot, le spa où nous allions, de faire entrer trois massothérapeutes juste pour notre trio. Un mercredi !

Notre forfait nous avait coûté 40 $ chacune. Avec ça, on avait un soin NeuroSpa, un souper trois services, l'accès aux bains et à la piscine. Une aubaine.

Bref, une fois sur place, j'ai réalisé que j'avais mal saisi le principe de « massage sur chaise ». Il y avait bien des chaises et nous allions effectivement recevoir un massage, mais ce fameux «massage », c'est la chaise qui allait nous le donner !

Tout est une question de vibrations, nous a alors annoncé la charmante dame à l'accueil.

NeuroSpa est le premier outil thérapeutique qui produit de la musique intra-corporelle (vibrations harmoniques multifréquences) synchronisée avec de la musique conventionnelle, que j'ai lu le lendemain sur Internet.

Watatow !

Deux des quatre chaises disponibles offraient même l'option « son et lumière » pour une expérience encore plus énergisante.

« My God ! J'hésite, que j'ai lancé à mes amies. Une heure de iPad avant de me coucher, pis j'en ai pour deux heures avant de m'endormir tellement je suis stimulée ! Avec l'effet 'boule disco', je ne dormirai pas avant samedi ! ? »

- Ben non, go, go ! Tu vas aimer ça ! , m'a alors convaincue Anne.

Avoir su qu'elle aussi portait des écouteurs dans sa chaise straight, je me serais laissée aller à rire ma vie, allongée sur ce lit vibrant une place de luxe appelé dans le jargon zen « une station de siestes énergisantes. »

La thérapie du rire est reconnue pour ses bienfaits. Celle des vibrations, moins.

Cela ne rend pas l'expérience moins amusante ou efficace pour autant.

Le tout commence avec des bruits de vagues. Des vagues de bord de lac. Avec une petite musique douce, mais forte. Les vibrations se font alors sentir surtout dans le bas du dos.

Et là, le rythme augmente. Des sons new age se mêlent à d'autres plus psychédéliques. Les vibrations, elles, prennent diverses formes.

D'où ma rigolothérapie.

À un moment donné, je pensais que quelqu'un m'avait prise comme table pour partir sa chain saw. Une autre fois, je me sentais piétinée par un troupeau de gazelles ou assise à cheval sur une tondeuse à gazon. Mais le plus drôle, et ça a duré un bon cinq minutes, peut-être plus, je me revoyais au volant de ma Golf manuelle rouge en

1998 quand, après un arrêt, je passais de la première à la deuxième vitesse ! Vrrrrrrrrrooummmmmm !

C'était i-den-ti-que !

Le même son, la même vibration dans les fesses et le bas du dos. De beaux souvenirs !

Si j'ai relaxé ? Si mon niveau de stress a diminué ?

Oui, cinq minutes avant que la machine s'éteigne. Là, les vagues sont revenues, l'effet

stroboscope a cessé et j'ai failli m'endormir.

Notre forfait s'appelait Plaisir des sens.

Pour le prix, ça avait effectivement bien du bon sens.

Surtout que j'ai eu du fun sans bon sens.




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