Tous les services du Centre de prévention du suicide sous le même toit

Le Centre de prévention du suicide de la... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Le Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska a déménagé au 328 rue Principale, bureau 220. Des plus gros locaux qui permettront d'offrir tous les services du centre au même endroit, au plaisir de son directeur, Yves Bélanger.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Samuel Leblanc, stagiaire à la voix de l'Est.
Samuel Leblanc
La Voix de l'Est

(Granby) Depuis le 17 juillet, le Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska (CPSHY) a déménagé. On le trouve maintenant au coeur de la rue Principale, au 328, bureau 220. Des locaux plus grands pour un loyer moindre. Yves Bélanger, son directeur, se réjouit d'enfin pouvoir accueillir sous le toit du centre ses groupes de formation.

« On a rouvert nos services lundi matin. Tout était fonctionnel. Les lignes téléphoniques, le système informatique. Tout est installé. On est opérationnel à 100 % », indique Yves Bélanger. Le bail a été signé pour cinq ans.

Le CPSHY était confortablement installé au 35 Dufferin depuis 15 ans. Le bail prenait fin cette année. « C'était d'abord une décision économique », affirme Yves Bélanger pour expliquer le déménagement. « On s'est relocalisés pour avoir un peu plus grand pour un peu moins cher ».

Or, ces locaux « un peu plus grands » font toute la différence, puisque maintenant les activités de formation du centre auront lieu directement dans ses bureaux. 

« Avant, on devait toujours louer, réserver une salle au centre communautaire Saint-Benoit ou dans un autre espace », explique le directeur du CPSHY. Les nouveaux locaux permettent d'accueillir les groupes de 10 à 12 personnes et de réaliser les mises en situation et autres activités de ces formations.

En plus de sauver sur le loyer, le centre coupe dans les frais de location de salles.

« Des formations, on en fait tous les mois », explique Yves Bélanger. Des formations Sentinelles, dont le but est de former les gens à repérer les personnes en détresse, ont lieu selon la demande, et des formations plus spécifiques, qui s'adressent aux différents intervenants des milieux de l'éducation ou du communautaire pour qu'ils soient en mesure d'intervenir auprès des personnes en détresse, ont lieu une fois par mois. Des formations de repérage sont également offertes plus spécifiquement aux infirmières, et d'autres sont plus axées sur la postvention (mesures à prendre à la suite d'un suicide). 

Parfois, les formations se donnaient directement dans le milieu de travail des formés. 

« Comme on est très actifs sur le territoire, autant dans Brome-Missisquoi qu'en Haute-Yamaska, ça [les formations au CPSHY] nous permet de pouvoir regrouper les gens ici, leur faire connaître le centre,les intervenants qui y travaillent, et l'ensemble de nos services. Ça crée un lien tout de suite avec ces personnes-là et ça facilite les contacts lorsqu'on a besoin de se reparler pour venir en aide aux gens en détresse », croit le directeur de l'organisme.

L'an dernier, une soixantaine de sentinelles ont été formées en plus d'une centaine d'intervenants. Avec les formations de postvention et de repérage, cela totalise 200 personnes.

Économies

« Évidemment, tout l'aspect financier est important aussi. On fait des économies sur un bail de 5 ans. Les économies sont importantes et nous permettent d'assurer le maintien de nos services, de nos employés, et de développer nos programmes », affirme le directeur du centre. D'ailleurs, les formations sentinelles étaient, avant 2005, financées par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. « Il faut qu'on trouve les moyens d'aller chercher des sous ailleurs », souligne-t-il. Bien sûr, les nombreuses activités de financement organisées par et pour le centre aident, mais le directeur croit qu'il fallait également regarder dans la gestion quotidienne, chercher une façon de réduire les dépenses et maintenir les services. 

Demande à la hausse

La nouvelle adresse du CPSHY permettra de répondre à un plus grand nombre d'appels. « En 15 ans, l'équipe a grossi, le nombre de services a augmenté, et nos services sont plus sollicités », témoigne Yves Bélanger. 

En 2015-2016, le centre est venu en aide à 675 personnes. Pour ce qui est de l'année dernière, qui se terminait en mars, le centre avait aidé 800 personnes. 

« Il y a une croissance de demande. Il y a une croissance de besoins » alerte-t-il.

Une journée portes ouvertes aura lieu au nouveau centre cet automne.




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