Tour CIBC Charles-Bruneau

Pédaler pour d'autres Maxim

Le Tour CIBC Charles-Bruneau revêt un fort caractère... (Janick Marois)

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Le Tour CIBC Charles-Bruneau revêt un fort caractère symbolique pour la Granbyenne Julie Gauthier, qui pédalera pour sa fille Maxim, guérie d'une leucémie.

Janick Marois

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Jeudi, Julie Gauthier enfourchera son vélo pour parcourir 300 kilomètres en deux jours au profit de l'oncologie pédiatrique. Au terme de sa troisième participation au Tour CIBC Charles-Bruneau, la Granbyenne aura pédalé des centaines de kilomètres pour la bonne cause, pour laquelle elle aura amassé à elle seule 12 500 $.

« C'est dans ma nature de faire ma part. Je me disais qu'il y a eu des cyclistes qui ont fait le tour, et des gens qui se sont impliqués pour que Maxim puisse guérir. C'est ma façon de redonner », explique l'adepte de cyclisme de longue date.

Maxim est sa fille aînée. Elle célébrera ses 12 ans sous peu. Au printemps 2008, on lui a diagnostiqué une leucémie lymphoblastique aigüe. Elle n'avait pas encore trois ans.

Deux ans de traitement et cinq ans de rémission plus tard, la préadolescente est guérie et a l'avenir devant elle.

« Maxim, c'est une enthousiaste qui mord dans la vie. Elle veut goûter à tout ! relève Mme Gauthier. Elle est très sportive, elle fait de la compétition en gymnastique. Elle a beaucoup de discipline. »

Mais avant de pouvoir savourer pleinement sa vie d'enfant, la jeune fille a traversé de dures épreuves.

« Les années de traitement, c'est très intense, reconnaît sa mère. Pour nous, les résultats étaient toujours encourageants, mais on savait que ce n'était pas le cas de tout le monde. »

« La petite-fille de la meilleure amie de ma mère est décédée l'an dernier d'une leucémie plus agressive », ajoute-t-elle à titre d'exemple.

Une aide « essentielle »

En plus de soutenir la Fondation Charles-Bruneau, qui se concentre sur la recherche sur les cancers infantiles, Mme Gauthier et sa famille s'investissent auprès de Leucan, notamment via le Défi Ski.

« Ce que les deux fondations font, c'est complémentaire et essentiel, reconnaît la Granbyenne. Leucan encadre et soutient les familles, alors que la Fondation Charles-Bruneau finance la recherche pour améliorer le taux de guérison et les traitements. C'est là où je me retrouve, car je pense à l'objectif ultime qu'est de guérir des enfants. » Cette aide financière permet aussi aux hôpitaux d'offrir un suivi plus serré aux jeunes enfants ayant survécu à la maladie.

« Tout le monde est là pour les enfants. Il y a une belle énergie. Tout le monde s'encourage. Si ça devient plus difficile, je me rappelle que le prochain coup de pédale est minime par rapport à ce que les enfants endurent. »

Geste symbolique

Les cyclistes philantropes peuvent choisir entre six trajets qui s'échelonnent sur une période allant d'une à quatre journées consécutives.

Peu importe leur itinéraire, ils convergeront tous ensemble vers la ligne d'arrivée, à Boucherville, vendredi.

« C'est beau à voir, une méchante gang de cyclistes qui arrivent tous en même temps ! » lance Mme Gauthier, qui empruntera à nouveau le Parcours du Courage, dont le point de départ est l'unité d'oncologie pédiatrique Charles-Bruneau de l'Hôpital Fleurimont du CIUSSS de l'Estrie - CHUS.

La randonnée caritative revêt un fort caractère symbolique pour ceux qui y participent, relate Julie Gauthier.

« La première année, c'était très intense pour moi, c'était durant l'année de la guérison. Pour moi, c'était comme le symbole de ce que ma fille venait de vivre. C'était comme boucler la boucle. »

« Depuis la deuxième année, c'est devenu moins personnel. Tout le monde est là pour les enfants. Il y a une belle énergie. Tout le monde s'encourage, renchérit-elle. Si ça devient plus difficile, je me rappelle que le prochain coup de pédale est minime par rapport à ce que les enfants endurent. »

Une implication qui emplit Maxim de fierté. « Ça me donne de l'espoir pour les autres enfants » a confié la timide préadolescente, qui aide sa mère lors de ses collectes de fonds.

Sportive, la jeune fille souhaite elle-même participer au Tour lorsqu'elle sera en âge de pouvoir s'inscrire, et ce, afin de donner à son Tour au suivant.

Objectif à atteindre

Le montant à amasser pour participer est proportionnel à la durée du périple.

Ainsi, Mme Gauthier doit amasser la coquette somme de 5000 $ pour financer son aventure de deux jours ; ceux qui feront le parcours de quatre jours doivent recueillir le double.

La Granbyenne est très près de son objectif.

En septembre, une activité caritative de financement - Rouler pour vivre - prévue le 9 septembre prochain lui permettra d'atteindre sa cible, puisque les recettes de l'événement seront séparées en parts égales entre la Fondation Charles-Bruneau et la Fondation Louis-Philippe Janvier.

Entre temps, il est possible d'encourager Mme Gauthier directement sur le site du Tour CIBC Charles-Bruneau au tourcibc.charlesbruneau.qc.ca




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