La prothèse totale de hanche

Marie-Josée Lalonde...

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Marie-Josée Lalonde

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Marie-Josée Lalonde
La Voix de l'Est

(Granby) Les personnes aux prises avec une arthrose sévère de la hanche doivent parfois subir une chirurgie qui consiste en une arthroplastie, soit l'installation d'une prothèse totale ou partielle. D'autres raisons nécessitent ce genre d'opération, comme une nécrose de la tête du fémur à la suite d'une fracture ou une maladie osseuse.

Qu'est-ce qu'une arthroplastie ? 

C'est une chirurgie qui consiste au remplacement complet ou partiel des os de l'articulation. Cela est fait par un orthopédiste. Dans le cas d'une hanche, il peut y avoir un remplacement de la surface articulaire au niveau du bassin et/ou un remplacement de la « boule » qui forme la tête du fémur. Pour subir ce genre de chirurgie, une personne doit vivre une usure majeure des os ou des douleurs importantes limitant ses activités. La personne est habituellement assez âgée, sauf exception, et la durée de vie de ce type de chirurgie est de 15 à 20 ans, habituellement.

Une arthroplastie d'une articulation comme celle de la hanche demande une réadaptation physique de la mobilité et de la force. Il faut réapprendre à marcher. Avant sa chirurgie, une personne peut boiter. Boiter fait toutefois en sorte que la personne n'utilise plus les bons muscles au bon moment. Ainsi, des faiblesses s'installent et un mauvais ordre de recrutement musculaire se met en place. Après l'opération, un physiothérapeute fait une visite à l'hôpital pour faire lever la personne. À ce moment, des exercices de mobilité et de renforcement sont enseignés et des contre-indications exposées. 

Malheureusement, comme la condition arthrosique peut être présente depuis longtemps avant de pouvoir avoir accès à une prothèse, il reste parfois des incapacités et des difficultés après l'opération. Il est important de poursuivre les exercices suggérés et de suivre les consignes des mouvements à éviter. 

S'il reste des faiblesses ou de la boiterie, rien n'empêche de consulter un professionnel de la physiothérapie. On peut ainsi faire évaluer le manque de mobilité et les faiblesses restantes et faire vérifier l'équilibre. L'équilibre et la proprioception sont importantes à travailler afin d'éviter les risques de chutes. L'équilibre est primordiale pour monter et descendre les escaliers, s'asseoir et se lever d'une chaise ainsi que pour embarquer et débarquer d'un bain, par exemple. Ces simples gestes peuvent devenir des défis pour les personnes ayant des limitations articulaires ou musculaires. La région lombaire, le bassin et les genoux peuvent rester avec des faiblesses. Il est important de prendre soin de l'ensemble de votre corps comme vous prenez soin de votre voiture !

La prévention est importante afin d'éviter les effets secondaires et fâcheux des chutes et aussi pour redevenir actif malgré une arthroplastie de la hanche.




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