Un couple de Bromont sur la route pour les maladies cardiaques: de tout coeur avec leur gendre

Suzette Duguay et Gilles Samson, un couple à... (Gilles Samson)

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Suzette Duguay et Gilles Samson, un couple à la retraite, traverseront le pays et se rendront jusque dans le Grand Nord pour amasser des fonds pour la recherche sur les maladies du coeur, dont ils ont subi les répercussions.

Gilles Samson

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Samuel Leblanc, stagiaire à la voix de l'Est.
Samuel Leblanc
La Voix de l'Est

(Granby) Gilles Samson et Suzette Duguay ont quitté Bromont en VR le 15 mai dernier pour vivre un voyage hors de l'ordinaire. Le couple prévoit traverser le Canada pour amasser 20 000 $ pour la Fondation des maladies du coeur. Leur motivation ? Leur gendre. L'homme de 40 ans est atteint de la dysplasie ventriculaire droite arythmogène (DVDA), une rare maladie cardiaque congénitale et dégénérative.

« Une personne sur deux au Canada a un lien personnel avec l'insuffisance cardiaque », dit Gilles Samson, passionné de voyage, citant les statistiques de la Fondation des maladies du coeur. Or, la maladie de son gendre Vincent, touche les jeunes, et ne représente que

3 % des cas de maladies du coeur. Et il n'y a actuellement aucun traitement qui puisse le soigner complètement. « Vincent est médicamenté afin de ralentir la détérioration de son coeur. Il a déjà été sauvé par la recherche une fois. Il pourrait donc l'être à nouveau avec une prochaine découverte médicale. Il est complètement à la merci de l'évolution de la science pour espérer avoir une vie normale avec sa famille », mentionne Gilles Samson.

Et si le couple de voyageurs fait de la situation de son gendre une mission, ce n'est pas sans raison. Le père de Gilles est mort d'une maladie cardiaque. Et la DVDA est une maladie génétique et, à ce jour, le couple craint pour son petit-fils, Alexandre, six ans. Jusqu'à maintenant, l'enfant ne présente aucun signe de la maladie. 

En 2011, Vincent a subi un infarctus, alors qu'il s'entraînait dans son sous-sol. Il possède maintenant un défibrillateur et doit prendre trois médicaments par jour, en plus de devoir changer complètement son mode de vie de sportif. « J'étire le coeur que j'ai le plus longtemps possible, je m'économise, pour permettre à la science de trouver des solutions », explique le principal intéressé. Effectivement, la recherche est en plein processus pour trouver des solutions, développant actuellement un traitement (ENACT AMI) qui consiste à extirper les cellules affectées, à les restaurer et à les réimplanter dans l'organisme pour améliorer leur fonctionnement.

« La condition de Vincent est instable. Il fait des arythmies et quand tu fais des arythmies comme les siennes, eh bien une bonne foi, ça peut t'achever d'un coup sec », explique M. Samson. Le défibrillateur qu'il porte réduit significativement le risque d'une mort subite. « Mais il est en danger, tout le temps », rappelle-t-il. « Ça se peut bien que Vincent ne profite jamais des efforts que l'on fait. Mais on le fait pour la recherche. »

un dollar par kilomètre

Le couple de retraités a estimé que son voyage serait long de 20 000 kilomètres. D'où son objectif de 20 000 $. Et pour les passionnés de politique, c'est réellement de joindre l'utile à l'agréable, puisqu'ils ont toujours voulu faire ce genre de voyage, d'un océan à l'autre. Profitant du 150e anniversaire du Canada, ils se donnent comme objectif de visiter tous les parlements de l'ouest du Canada. « On n'est pas en vacances ! Il faut travailler pour collecter nos sous », souligne cependant le Bromontois.

Lui et sa femme comptent, notamment, se rendre dans toutes les stations de radio canadiennes francophones du pays pour raconter leur histoire. Ils n'excluent aucunement les médias anglophones.

Pour suivre leurs aventures, il est possible d'aimer leur page Facebook où ils publient photos et anecdotes, au www.facebook.com/gillesheart/. Un lien est d'ailleurs présent sur cette page pour faire un don à la Fondation des maladies du coeur.

Le voyage devrait prendre fin en septembre, après

17 semaines.




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