Headster Kids : Karina Laflamme tombe dans l'oeil de deux dragons

Karina Laflamme lors de son passage à l'émission... (capture d'écran)

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Karina Laflamme lors de son passage à l'émission Dans l'oeil du dragon.

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Avec ses casquettes et ses chapeaux, Karina Laflamme, l'entrepreneure à la tête de Headster Kids, souhaite donner confiance aux enfants. En sachant que la jeune femme d'affaires vient de conclure une entente avec deux dragons plutôt qu'un, on se dit qu'il y a pire comme modèle à suivre.

Quelques modèles de casquettes signées Headster Kids.... (Tirées de la page facebook headster Kids) - image 1.0

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Quelques modèles de casquettes signées Headster Kids.

Tirées de la page facebook headster Kids

De passage à l'émission Dans l'oeil du dragon mardi, Karina Laflamme, de Granby, a su charmer quatre dragons avec ses produits stylisés destinés aux enfants de 12 mois à dix ans. Seul Gilbert Rozon n'est pas entré dans la course. L'homme d'affaires a toutefois fait savoir à Karina que si elle lui proposait un produit spécial pour Juste pour rire, il s'engageait à le vendre dans ses boutiques.

Au final, alors qu'elle demandait 40 000 $ pour 20 % de sa compagnie, la designer a accepté une offre de 45 000 $ pour 25 % de son entreprise. Martin-Luc Archambault lui a également annoncé qu'il lui achetait le nom de domaine Headster.com au coût de 5000 $, histoire de lui permettre, éventuellement, d'élargir sa gamme de produits. Karina possédait, bien sûr, déjà le nom HeadsterKids.com. Le dragon Serge Beauchemin s'est joint à son collègue Archambault pour pousser encore plus loin Headster Kids.

« C'est tellement excitant ! , a avoué Karina au lendemain de la diffusion de l'émission. Ça a été difficile de garder le secret. J'avais tellement envie de partager ma joie ! »

Coup de dé

Bien qu'elle soit une adepte de l'émission Dans l'oeil du dragon depuis des années, Karina a attendu à la toute dernière minute pour s'y inscrire. « Je trouvais mon produit propice à ce genre d'émission et qu'il pouvait devenir massif, raconte-t-elle. Je n'étais pas au stade d'artisane. Mon entreprise était assez mature pour ça, malgré mes sept mois d'exploitation. »

Elle a tout de même attendu qu'il soit minuit moins une pour soumettre la candidature d'Headster Kids. Elle a reçu des nouvelles dès le lendemain. Depuis, tout a déboulé vite, dit celle qui détient une technique en design de mode.

« Martin-Luc était mon coup de coeur, souligne Karina. Il est jeune, dynamique et dans ma branche. Là, on négocie pour la suite. »

Depuis l'enregistrement de l'émission, en mars dernier,

30 points de vente se sont ajoutés à sa liste, la portant à une centaine partout sur la planète. « Depuis, j'ai aussi doublé mon chiffre d'affaires !, se réjouit la jeune femme de

25 ans. Headster Kids a une attention phénoménale ! »

Avec l'expertise des deux dragons, Karina souhaite éventuellement s'ouvrir au marché de l'ouest canadien. Après, elle envisage de percer aux États-Unis.

C'est simple, l'entrepreneure veut voir Headster Kids devenir uen référence dans le monde des casquettes pour enfants, comme la compagnie Vans peut l'être au niveau de la chaussure.

Et sa progression, elle espère la faire toujours soutenue par ses petits « ambassadeurs », des enfants qui « rock », comme elle l'affirme son site Internet.

« C'est super important pour moi d'encourager la relève, souligne celle qui est l'heureuse maman d'un petit garçon. J'aime aussi briser les stéréotypes. Je veux donner confiance aux enfants. Quand ils portent mes casquettes, ils sont fiers. Ils sont originaux et sortent de l'ordinaire. »

Importées,
oui, mais...

Le design des casquettes et chapeaux signés Headster Kids sortent directement de la tête de Karina Laflamme. La recherche de tissu, de matière, c'est elle qui y voit. La production massive de ses petits couvre-chefs, elle, se fait en Chine. « Je sais que ça peut en déranger certains, mais je ne crois pas que ce soit un enjeu, explique-

t-elle. Je ne pense pas que cela minimise les efforts que je mets dans le design, dans la distribution et dans tout ce qui entoure mon produit. Ça ne me nuit pas. »

Cette information n'a d'ailleurs pas agacé les dragons Martin-Luc

Archambault et Serge Beauchemin, tous deux intéressés à investir dans la jeune compagnie. Comme le fait remarquer la femme d'affaires, aucune entreprise canadienne ne lui permettrait de produire ses casquettes ici. « Ça ne se fait pas au Canada, indique-t-elle. Aucune compagnie en Amérique du Nord ne pourrait les faire (selon ses critères). Pour ça, il faudrait que je choisisse un autre modèle.» Isabelle Gaboriault




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