Un choix à faire

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
France Arbour

Collaboration spéciale

La Voix de l'Est

Que voulons-nous ? 

Est-ce si difficile de faire des choix ? Quelquefois on hésite. Pourquoi ? La peur de faire rire de soi ? Voyons donc ! Qui écoute qui ? Est-ce que parfois vous vous permettez de dire : « Voyons, est-ce que tu m'écoutes ? » ou « Hèye ! Ch'te parle ! »

Quelle langue voulons-nous aujourd'hui ?

Une langue mal articulée, une langue franglaise, une langue de mots coupés du style « es-tu d'ac. pour « un p'ti dèj ? ».

Oui, le choix est personnel. Je viens régulièrement vous soumettre des corrections et je sais que c'est à vous que revient le plaisir ou le devoir de dire « oui » ou « peut-être » ou « non », selon que vous êtes positif, hésitant ou négatif.

Mettre ou remettre en bouche des mots d'un français correct, juste et adéquat est pour plusieurs un acte difficile et pour certains une aventure presque insurmontable.

Pourtant, les mots sont tellement jolis quand ils sont bien dits. Les mots ont des histoires qui remontent aux siècles passés. Nous sommes né (e) s accidentellement dans une ville qui avait des bases anglaises. 

La preuve ? 

Les noms des rues Drummond, Mountain, Dufferin, Vittie, Glen, Cowie, etc.

Puis, le français de nos rues est devenu sacré. La preuve : St-Joseph, St-Antoine, Pie IX, Notre-Dame... Allez, ne vous gênez pas, continuez vaillamment ma liste.

Mars est le mois de la Francophonie, mot créé par Onésime Reclus en l871 et repris, à partir de l962, par des parlants français d'Afrique (Senghor, Bourguiba) et un Asiatique (Sihanouk). 

Une association s'est formée sur les quatre continents. Même si notre langue est précédée par le chinois, le russe, l'espagnol, l'arabe et même le portugais, elle est tout de même connue et utilisée par environ 200 millions de personnes sur la planète. 

À Granby, l'Association Québec-France a opté pour une Francofête d'une semaine, du dimanche 19 au dimanche 26. Contes, dictée, repas, scrabble, cuisines des pays francophones, vitrines à la bibliothèque (tous les détails en page 4 de cette édition).

Joignez-vous à ce mois si important et prenez la résolution de corriger quelques anglicismes, pour votre plaisir et pour nos oreilles. 

Alors, en vous quittant, je vous suggère quelques corrections.

On cherche des parrains ou des mécènes. Oui, on aimerait être parrainé. On oublie le « sponsor ». On vérifie, on étudie, on scrute, on détaille. On oublie «tchèquer»).

Il ou Elle n'est plus de son temps, dépassé (e), retardé. On oublie un ou une « has been ». Hors circuit est valable aussi.

On fait partie d'une belle équipe, d'un bon parti, d'un groupe amusant. On oublie le « team ».

Voilà, bon français, bon courage,




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer