Des jeunes ont couru après leur rêve

Le groupe de coureurs du projet Je cours... (photos fournies par frédéric Leblanc)

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Le groupe de coureurs du projet Je cours pour la persévérance a su développer une belle chimie.

photos fournies par frédéric Leblanc

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Je cours pour la persévérance à l'école J.-H.-Leclerc

Une montagne russe d'émotions. C'est ce qu'a vécu une vingtaine de jeunes coureurs de l'école secondaire J.-H.-Leclerc de Granby récemment, alors qu'elle se préparait à prendre part au demi-marathon Disney, à Orlando. Curieusement, les diverses attractions que propose le majestueux site n'ont rien y à voir...

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Le groupe de coureurs du projet Je cours pour la persévérance a su développer une belle chimie.

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Depuis un an et demi, un groupe de jeunes de la troisième à la cinquième secondaires s'entraînaient en vue d'accomplir un demi-marathon dans l'univers magique de Walt Disney World Resort en Floride. L'aventure allait les mener de ESPN, en passant par Magic Kingdom, jusqu'à Epcot. L'idée, nommée Je cours pour la persévérance, était celle de Frédéric Leblanc, marathonien et enseignant en sciences à l'école J.-H.-Leclerc. Dans sa démarche, il a reçu l'appui inconditionnel d'Éric Archambault, animateur de vie spirituelle et communautaire de l'établissement. Leur but : partager la passion de la course aux jeunes en faisant d'eux des modèles de persévérance.

Le hic : une fois sur place à Orlando, des orages violents ont forcé l'annulation de l'événement. Du coup, 25 000 coureurs se sont retrouvés sans défi à relever.

« On a tellement braillé, ne cache pas Laédanne Forget-Paquette, une jeune participante. Ça faisait un an et demi qu'on se pratiquait ! Au début, on croyait que c'était une joke. Notre rêve était détruit. Ça n'a pas été facile. Oui, on était à Disney World, mais le but, c'était de faire la course. »

« Moi, j'étais complètement à l'envers », n'a pas caché Frédéric Leblanc, qui a maintenant 13 marathons à son actif. L'enseignant était d'ailleurs encore très émotif lorsque Le Plus l'a rencontré.

« On l'a fait Fred ! », lui a alors lancé une élève en guise d'encouragement.

Abattu à la suite de la nouvelle, le groupe de jeunes, accompagné de l'enseignant et de l'animateur, a alors analysé les possibilités qui s'offraient à lui. Il pouvait se faire rembourser le montant de la course, profiter des 24 prochains mois pour participer à une autre course n'importe où aux États-Unis, jouir de deux jours gratuits dans les parcs thématiques du site (ce qu'il avait déjà) où courir un demi-marathon dans le cadre du marathon qui avait lieu le surlendemain.

« Des Brésiliens nous avaient motivés à faire le demi-marathon, en boucles, autour du lac près de notre hôtel, raconte Éric Archambault. On s'est dit, ok, on a un plan B. »

Toutefois, gonflés à bloc, les jeunes ont décidé de prendre le départ du marathon.

« On voulait courir sur le site, explique Janie Coulombe. Dans notre place de rêve. »

Après de nombreux efforts déployés autant par les deux organisateurs que par leur agence de voyages, les jeunes de Granby ont pu faire partie des milliers de coureurs inscrits au marathon.

« J'ai pu franchir la ligne d'arrivée que j'attendais, raconte Élodie Thériault, fière d'avoir réalisé un projet d'un bout à l'autre. Quelle satisfaction ! C'était quelque chose de pouvoir le faire au complet. On s'est tous serré les coudes. »

Selon l'animateur à la vie spirituelle et communautaire, craindre de voir leur rêve leur échapper a permis aux jeunes d'en apprécier toute la grandeur. « L'annulation du demi-marathon a été une bénédiction pour eux, considère Éric Archambault. Quand ils ont failli le perdre, ils ont alors compris toute sa valeur. »

À leur retour, plusieurs jeunes ont continué de courir. Un trio de coureuses a même commencé à offrir des conférences sur son expérience dans les écoles primaires environnantes.

Autre bonne nouvelle : le projet Je cours pour la persévérance a de grandes chances de se poursuivre à l'école J.-H.-Leclerc. Déjà, la direction, avec à sa tête Christian Lacourse, a donné son appui au projet. Ne reste qu'au conseil d'établissement de lui donner le feu vert.

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