Abus sexuels faits aux femmes

Un film pour dénoncer

Béatrice Tousignant et Étienne Bélanger, 15 et 14... (- photo Catherine Trudeau)

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Béatrice Tousignant et Étienne Bélanger, 15 et 14 ans, veulent réaliser un court-métrage pour dénoncer les abus sexuels faits aux femmes.

- photo Catherine Trudeau

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(Granby) Malgré leur jeune âge, deux jeunes de 15 et 14 ans voient grand. Ils souhaitent, dans un projet qui rallierait la communauté, réaliser un court-métrage pour dénoncer les abus sexuels faits aux femmes.

« On veut sensibiliser les gens à ça. On n'en parle pas assez. C'est tabou et c'est une problématique qui touche beaucoup de personnes, et plus qu'on pense. Il faut dénoncer. On veut faire notre part pour ça. Pour essayer de faire changer les choses », résume l'instigatrice du projet, Béatrice Tousignant, accompagnée de son acolyte chargé de l'aspect technique du tournage, Étienne Bélanger.

L'histoire sera celle d'une jeune fille de 14 ans sans histoire, qui se retrouve au mauvais endroit, au mauvais moment, avec le meilleur ami de son frère. «On veut mettre en images les répercussions que ça aura sur sa vie. Ce sera un court-métrage qui frappe, mais sans scènes choquantes ou explicites », explique la jeune fille.

« Ça va être big, renchérit Étienne. Ça va être fait de façon professionnelle même si on est jeunes. On va louer des caméras et du matériel de grande qualité. »

Planchant sur le projet depuis un mois, des auditions ont déjà eu lieu pour sélectionner les acteurs et figurants nécessaires au tournage. Celui-ci devrait se dérouler les week-ends de janvier et de février, « parce que l'école, c'est important », soulignent les deux élèves de l'école secondaire de la Haute-Ville.

Tous deux ont de grandes ambitions. Ils aimeraient que leur court-métrage fasse le tour de la province. Ils rêvent même d'un grand lancement pour leur première.

Appui de la communauté

Les deux comparses souhaitent aussi rallier la communauté à leur projet pour que celui-ci coûte le moins cher possible. « Oui, on cherche du financement. Étant jeunes, nous n'avons pas beaucoup de moyens », souligne Étienne.

Ils s'attendaient toutefois à ce que la recherche d'appui soit plus difficile.

« Plus on va être aidés, plus on va vouloir foncer, souligne Béatrice. On est prêts à aller jusqu'au bout!»

Les jeunes fonceurs estiment avoir besoin d'un budget de 5000 $ pour arriver à réaliser leur projet.

Le public cible ? « Tout le monde, s'exclament-ils en choeur. Ça concerne tout le monde et c'est à tous d'être conscients que ça arrive trop fréquemment.»

« Honnêtement, on espère créer un mouvement, conclut Béatrice, passionnée par l'écriture. On veut que ça inspire à agir. Que ça démontre aux filles et aux femmes que le fait de dénoncer peut aider. On veut que les gens se disent 'Ils ont 14-15 ans et ils ont été capables de parler de ce sujet'. On souhaite que ça suscite une réflexion. »

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