L'espoir au bout du chemin

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Pour Synthia Harnois, accepter son sort ne signifie pas qu'elle s'est résignée; il s'agit tout simplement de composer avec la réalité et d'investir son énergie là où ça compte.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Après avoir été submergée par une vague d'amour à l'automne, Synthia Harnois a connu des épisodes de grande fatigue. « Quand ça fait six mois que tu combats, ton corps ne veut plus un moment donné », confie-t-elle. Mais malgré tout, elle garde espoir de vaincre la maladie.

Synthia Harnois est cette mère de famille à qui on a diagnostiqué ce printemps un cancer à l'oeil droit et dont elle a perdu l'usage. 

Déjà, en septembre, elle apprenait une mauvaise nouvelle : la tumeur à son oeil avait grossi, suffisamment pour inquiéter ses médecins. Elle saura mercredi prochain (le 30 novembre) si son état s'est à nouveau détérioré et si une opération, qu'elle avait jusqu'alors refusée, car les résultats ne sont pas garantis, est inévitable. « C'est un moment assez décisif. On va voir si ce que j'ai fait a marché, explique

Mme Harnois, qui a choisi de se tourner vers des traitements naturels pour se soulager, en plus de modifier son alimentation et de s'adonner à des jeûnes. J'ai tellement tout fait pour prendre soin de ma santé depuis six mois que selon moi, la médecine n'aurait pas pu faire plus. »

Même dans l'adversité, la Granbyenne continue de voir les choses positivement. « Si je dois perdre mon oeil, mais que le reste de mon corps va bien, ça sera au moins ça. »

Pour elle, accepter son sort ne signifie cependant pas qu'elle s'est résignée ; il s'agit tout simplement de composer avec la réalité et d'investir son énergie là où ça compte. « Quand je combattais, je focusais plus là-dessus. Maintenant, je suis dans l'acceptation. Ça va m'amener le plus loin que je peux. »

Un long combat

Au départ, sa compagnie d'assurances ne considérait pas sa condition comme une excuse valable pour indemniser son arrêt de travail. 

Après un long processus de révision - cinq mois pour être précis-, la compagnie a finalement changé son fusil d'épaule, en octobre. Mais le combat est loin d'être terminé. Déjà, depuis qu'elle a reçu ses premières indemnisations rétroactives, on demande à Mme Harnois quand elle compte retourner au travail. « C'est fou la pression qu'on peut nous faire ressentir. C'est inhumain dans un contexte de maladie sévère », commente-t-elle.

Heureusement, elle a pu entre-temps compter sur le soutien de ses proches qui ont organisé plusieurs activités de financement pour l'aider à joindre les deux bouts (voir autre texte). Encore aujourd'hui, elle est touchée par l'entraide témoignée à son égard. « Ça fait du bien, reconnaît-elle, même si le quotidien est parfois lourd à porter. J'ai toujours de belles petites surprises. Une chance que j'ai ça, sinon je serais peut-être déjà morte. »

Si la période des Fêtes peut apporter nostalgie et tristesse quand on vit avec la maladie, pour Synthia Harnois, elle est un baume bienvenu. « J'ai hâte, oui ! répond-elle avec enthousiasme. Je vais décorer, je vais mettre un sapin et de la vie dans la maison. Je profite du moment présent, et comme ça, j'apprécie encore plus la vie. »

Pour Kin Bin Ta Tuque, un groupe de... (Photo tirée de Facebook) - image 2.0

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Pour Kin Bin Ta Tuque, un groupe de musique folklorique et traditionnelle, parfois aux accents country, il s'agit de joindre l'utile à l'agréable.

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« Swinger la bacaisse » pour Synthia

Kin Bin Ta Tuque lui offrira un concert-bénéfice

Le mouvement de solidarité pour Synthia Harnois ne s'essouffle pas. Le 3 décembre prochain, c'est au tour du groupe Kin Bin Ta Tuque de mettre l'épaule à la roue, en offrant un concert-bénéfice au profit de la jeune mère de famille.

Cet automne, la communauté de Roxton Pond, d'où elle est originaire, s'était mobilisée pour amasser suffisamment de fonds pour permettre à Mme Harnois de se concentrer sur son rétablissement. Plusieurs souper-bénéfices, un tournoi intérieur de hockey-balle, un yoga-thon et un lave-

o-thon ont, entre autres, été organisés au profit de la mère de famille, qui sollicite aussi des dons sur la plateforme IndieGogo.

C'est donc tout naturellement qu'un de ses amis d'enfance, le chanteur de la formation, Éric Pontbriand, lui a suggéré d'organiser un spectacle-bénéfice pour lui venir en aide. « Le mouvement de solidarité qu'il y a eu à l'endroit de Synthia m'a beaucoup touché », a-t-il expliqué en entrevue avec l'hebdo Le Plus.

Pour Kin Bin Ta Tuque, un groupe de musique folklorique et traditionnelle, parfois aux accents country, il s'agit de joindre l'utile à l'agréable. « Elle garde le cap. Tu vois qu'elle veut se battre, poursuit

M. Pontbriand. Nous, on va donner un peu de chaleur. Nos spectacles sont toujours rassembleurs et festifs. »

« Un spectacle du temps des Fêtes, c'est joyeux ! commente pour sa part la principale intéressée. Ça va bien clôturer l'année ! »

Le spectacle-bénéfice aura lieu au Complexe sportif Pile ou Face à 20 h. Les billets sont en vente au coût de 20 $ l'unité chez Caresse Auto et chez Remax Professionnel. Tous les profits de l'événement seront remis à

Mme Harnois. Pour plus d'information, on peut aussi rejoindre

M. Pontbriand au 450-521-5456.

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