«On veut se faire entendre!»

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On voit ici plusieurs élèves du PÉI de l'Envolée aux côtés de Judith Cusson (au fond, au centre), animatrice de vie spirituelle et d'engagement communautaire, et Nicolas Luppens (deuxième en partant de la gauche), coordonnateur du GASP.

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Jérôme Savary
La Voix de l'Est

(Granby) Le 17 octobre, la solidarité à l'égard des personnes en situation de pauvreté se manifestera aux sons des tambours qui accompagneront les participants de la cinquièmeMarche STOP Pauvreté.

«On veut se faire entendre!» a clamé Nicolas Luppens, coordonnateur du Groupe actions solutions pauvreté (GASP), lors de l'annonce de l'événement tenu dans les locaux de l'école secondaire l'Envolée.

Au total, 110 élèves de deuxième secondaire du Programme d'éducation internationale (PÉI) de cette établissement, participent activement aux préparatifs de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. Ils seront d'ailleurs présents lors de la Marche ouverte à tous.

Briser les préjugés

Judith Cusson, animatrice de vie spirituelle et d'engagement communautaire, rencontrera d'ici là les élèves de l'Envolée pour les sensibiliser aux préjugés vécus par les personnes en situation de pauvreté. «Lors de ces animations, on cherche à développer la compassion et une attitude constructive vis-à-vis l'exclusion. On travaille, par exemple, sur les regards aidants que l'on peut poser», précise Mme Cusson.

Les élèves Alice, Mégane, Vincent, Océanne, Zacharie et Xavier étaient présents lors de l'annonce. «La réalité des personnes pauvres est différente de ce que je pensais, reconnaît d'abord Zacharie, 13 ans. Ce ne sont pas forcément de mauvaises personnes; elles ne choisissent pas d'être pauvres.»

Action symbolique

Une grande banderole sera assemblée lors de la Marche. Elle sera composée de carrés de laine représentant autant d'individus pouvant contribuer à un monde plus inclusif, chacun avec leur couleur. Une gracieuseté du cercle de Fermières Ste-Trinité. Les participants pourront y inscrire un mot-clé afin de souligner les préjugés et l'humiliation que vivent les personnes en situation de pauvreté. «C'est une belle façon de "broder" autour du thème de l'exclusion», image Nicolas Luppens.

La Marche STOP pauvreté aura lieu de 13 h à 15 h. Le départ est prévu devant l'église Notre-Dame au 252, rue Principale, à Granby.

«Les pauvres ne veulent pas travailler»

L'affirmation selon laquelle «Les pauvres ne veulent pas travailler» est une idée fausse. Selon l'organisme ATD Quart Monde, sur dix personnes en situation de pauvreté, quatre ont un travail rémunéré. Il s'agit d'employés au salaire minimum, de travailleurs temporaires ou saisonniers, ou à temps partiel.

Sur les dix personnes, la moitié n'est pas en situation de travailler: 35 % des personnes en situation de pauvreté sont retraitées; 15 % des personnes en situation de pauvreté ont une contrainte reconnue à l'emploi: maladie, handicap, jeunes enfants à charge...

Enfin, de ces dix personnes en situation de pauvreté, la dernière est exclue du marché du travail. En effet, seules 8 % des personnes en situation de pauvreté touchent l'aide sociale et n'ont pas de contrainte reconnue à l'emploi. Le Plus

Source: L'Institut de la statistique du Québec (2013) et du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale (2014).

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«Y'a pas plus fraudeur qu'un BS»

«Y'a pas plus fraudeur qu'un BS»: c'est une idée fausse. Selon l'organisme ATD Quart Monde, le taux de fraude à l'aide sociale est de 0,8 % 1. En comparaison, le taux de fraude relatif à l'évasion fiscale est de 5%. Le montant de l'évasion fiscale - 3,5 milliards de dollars - est 50 fois plus élevé que celui correspondant à la fraude à l'aide sociale.

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