Un Sheffordois met le cap sur les Caraïbes

Michel De Lisle est un passionné de voile.... (Photo Alain Dion)

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Michel De Lisle est un passionné de voile. Dans quelques semaines, il participera à la course internationale Carribean1500, organisée par l'Atlantic Rally for Cruisers (ARC), et laquelle se joindront pas moins de 200 voiliers.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Quand il parle de voile, les yeux de Michel De Lisle brillent. Son excitation à l'idée de vivre une toute nouvelle expérience est contagieuse. Le Sheffordois s'apprête à prendre le large en compagnie de trois acolytes, formant ainsi la seule équipe québécoise à participer à la course de voile internationale Carribean1500, organisée par l'Atlantic Rally for Cruisers (ARC), et à laquelle se joindront pas moins de 200 voiliers.

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Un homme dans son élément...

photo fournie par Michel De Lisle

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photo fournie par Michel De Lisle

Il faut dire que le navigateur compte près de 45 ans d'expérience sur l'eau. Après avoir eu la piqûre du sport à l'adolescence, ce marin autodidacte a appris par mimétisme avec des dériveurs légers. Déjà, il a fait plusieurs allers-retours entre la Rive-Sud de Montréal et l'Île d'Anticosti, vogué sur la mer Méditérranée... mais aussi sur l'Atlantique Nord à bord d'un bateau de bois à trois mâts datant de plus de100 ans, pour ne nommer que ces périples.

Ces deux semaines en haute mer seront d'ailleurs une toute nouvelle expérience pour lui. «Je m'en vais dans un univers presque inconnu, dit-il. J'ai la chair de poule. Je suis excité et nerveux!»

Avis de recherche

Un beau hasard a réuni M. De Lisle à ses équipiers. C'est en fait sa conjointe, Louise, qui en naviguant sur Internet, a vu qu'un capitaine cherchait des équipiers pour faire la course.

Quelques jours plus tard, elle lui a parlé de cet avis de recherche, ce qui a eu pour effet d'emballerM. De Lisle. Celui-ci a immédiatement communiqué par courriel avec Robert Éthier, qui l'a rappelé à la fin août.

Un appel téléphonique qui a rapidement cimenté une amitié à naître entre les deux hommes. «Il a vu que j'avais de l'expérience et ça a tout de suite cliqué entre nous», se rappelle M. De Lisle, qui a proposé à son partenaire régulier de voile, Richard Bourdages, de se joindre à l'aventure.

M. Éthier et son épouse, Petra, ont alors donné rendez-vous au duo à Rouses Point, sur le lac Champlain, afin de faire plus ample connaissance. «Quand on a vu le bateau, on a fait ''Wow! '' se souvient M. De Lisle. J'avais vu des émissions à la télévision sur ce genre de bateau et je rêvais de faire un voyage là-dessus. Je vais être en Mercedes!»

À peine à bord de la somptueuse embarcation de 46 pieds (environ 14 mètres) dont les mats atteignent une hauteur de 20 mètres, un bavaria 46 vision appelé New Vision, le capitaine en règle leur a laissé le plein contrôle afin de voir de quoi ses invités étaient capables. «On est partis pendant deux jours et il nous a laissé faire, raconte le Sheffordois. Mais Richard, le petit maudit, il a eu les meilleurs courants!»

«Le bateau sur lequel je m'en vais, c'est plus facile à manoeuvrer qu'un petit», ajoute-t-il.

De retour au quai, il a été entendu que le quatuor ferait la grande traversée ensemble. S'ils ne se sont pas revus depuis le voyage inaugural, les équipiers ont communiqué régulièrement entre eux pour planifier les détails du voyage.

À raison de quatre heures de garde chacun, les matelots se relaieront par équipes de deux, jour et nuit, pour diriger le navire et faire la vigie. Un spécialiste en météorologie, un routard, communiquera quotidiennement avec l'équipage pour s'assurer que son itinéraire évite les tempêtes. «Ce n'est pas pour rien qu'on part en novembre: on va se trouver dans les queues de tempête. Ce sera plus sécuritaire, explique M. De Lisle. Et puis, c'est aussi la saison basse.»

Côté sécurité, le bateau et chaque passager seront équipés d'une puce afin d'être traçables en tout temps sur l'océan. Toutes les deux heures, un membre de l'équipage sera chargé de consigner la position de l'embarcation dans un journal de bord. Des hélicoptères de la garde côtière seront aussi sur appel advenant une malchance.

Rassemblement monstre

Le duo De Lisle-Bourdages s'envolera donc sous peu vers la Virginie où il reverra la seconde moitié de son équipe à Portsmouth, autour du27 octobre. La semaine précédant le début de la course, les participants pourront prendre part à un congrès sur la navigation où des adeptes de la voile venus du monde entier seront réunis. Démonstrations, kiosques, vente d'équipement et inspections de navire sont à prévoir lors de ce rassemblement monstre de l'univers naval.

Le grand départ devrait avoir lieu autour du 6 novembre, selon l'humeur de Dame Nature. L'équipe de New Vision prévoit mettre entre10 et 14 jours pour atteindre la destination finale, Marsh Harbour, aux îles Abaco, aux Bahamas. Une distance de 700 miles, soit 1126 km, au cours de laquelle quelques épisodes de pêche pourraient se greffer. «On va passer tout près du Triangle des Bermudes!», expliqueM. De Lisle, amusé.

Une fois arrivés à destination, les marins pourront profiter du site paradisiaque pendant environ une semaine avant que leurs chemins ne se séparent à nouveau:M. De Lisle et M. Bourdages rentreront au pays par avion, alors que le couple Éthier reprendra le large pour un voyage de plus d'un an vers le sud. «Ils ont beau avoir un beau bateau de luxe, ce sont des gens très simples, très aimables et très généreux», indique-t-il.

Selon le Sheffordois, «il n'y a pas plus de camaraderie qu'entre des gens de bateaux», où l'entraide est très présente. C'est pour cette raison que le trophée sur lequel l'équipage gagnant mettra la main n'a pas vraiment d'importance. «Personne ne fait cette course-là pour gagner», dit le navigateur qui, maintenant qu'il fait partie d'un réseau, compte saisir toutes les opportunités possibles pour se joindre à d'autres équipages pour voguer sur les sept mers.

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