Invitation à une mobilisation coup de poing

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Le die in est une manifestation pacifique où les participants sont invités à «faire le mort», pour signifier, dans ce cas-ci, les conséquences de l'annonce d'un diagnostic en santé mentale.

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Pour faire passer un message, pour sensibiliser les gens à une cause, il faut parfois créer des émotions fortes et oser surprendre. Le jeudi 6 octobre sur l'heure du lunch, l'alternative en santé mentale l'Autre Versant convie les gens à une manifestation percutante hors de l'ordinaire: un die in.

Ce jour-là, beau temps, mauvais temps, le terrain gazonné situé devant l'église St-George de Granby sera le théâtre d'une scène frappante. Pendant cinq minutes sur le coup de midi, une trentaine de personnes s'allongeront au sol pour «faire le mort». Un geste symbolique pour signifier, entre autres, les conséquences de l'annonce d'un diagnostic en santé mentale.

«Lors du diagnostic, les gens tombent à la renverse, illustre Annick Lussier, intervenante au centre de jour à l'Autre Versant. Ça jette par terre.»

«On tombe au sol, mais on se relève», insiste Pierre Fontaine, animateur au centre de jour chez l'organisme.

Ce rassemblement public auquel toute la population est conviée s'inscrit dans le cadre de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales qui se déroule jusqu'au 8 octobre.

 «La santé mentale, ça concerne tout le monde, souligne Louise Morin, intervenante au centre de jour de l'Autre Versant. On connaît tous quelqu'un qui, de près ou de loin, est touché. Le 6 octobre, avec le die in, ce sera une journée de sensibilisation.»

Poser une action qui a un impact, voilà le but visé par l'organisme.

«Il est important de faire un peu de bruit!», insiste Mme Morin.

Sensibilisation et information

En plus d'aborder la maladie mentale, les artisans de l'Autre Versant profiteront de cet événement porteur d'espoir pour parler des services qu'ils offrent et du rôle joué par les alternatives en santé mentale un peu partout au Québec.

Dans les alternatives, note Mme Morin, la personne est accueillie dans sa globalité. Elle n'est pas vue comme l'unique responsable de ses souffrances, de nombreux déterminants sociaux jouant également sur le développement de la maladie. «L'alternative a une vision globale de la personne, précise l'intervenante. On regarde son histoire, son vécu. On prend la personne dans tout ce qu'elle est et on agit sur la souffrance.»

«Nous travaillons avec les forces de chacun, ajoute Annick Lussier. On met la personne au centre de la démarche. Elle vient ici et on la fait rayonner. Elle se reconnecte avec des choses qui étaient déjà là en elle.»

Pierre Fontaine en sait d'ailleurs quelque chose. Aujourd'hui animateur au centre de jour de l'organisme, la première fois qu'il y a mis les pieds c'était pour y bénéficier des services en tant que membres. «La médication nous aide à survivre, dit-il. L'alternative, elle, nous aide à vivre.»

L'église St-George est située au 130, rue Principale. Les gens de l'Autre Versant, vêtus de chandails bleus, accueilleront les participants dès 11h30.

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