Tout est parfait!

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Dominique Tremblay

collaboration spéciale

La Voix de l'Est

J'ai cette impression profonde que la vie est organisée pour nous permettre d'être là où on doit être.

Chaque début de session m'apporte ce sentiment de privilège.

En fait tout commencement, quel qu'il soit, apporte aussi son lot d'exigences et d'adaptations, et ce, pour tout le monde. Les débuts de session m'amènent inévitablement à cette question: comment faire pour que les gens qui débutent le yoga se sentent à l'aise et se donnent la permission de ne pas performer?

Avec les applications mobiles qui se multiplient pour nous « faire faire » du yoga, les sites Web, les revues spécialisées ou le White tour de Lolë, tout est mis en oeuvre pour que le yoga soit l'avant-plan d'une promesse de changement avec garantie d'être «in» avec son tapis de yoga sous le bras. Il est normal pour une personne nouvellement initiée au yoga de s'y perdre un peu. Je comprends aussi pourquoi les gens ont des attentes. Le yoga n'est pas l'art de toucher ses orteils ou de se tenir sur la tête.

C'est plutôt la façon de faire ce que l'on fait. Oui, un peu dans l'exécution, mais surtout dans l'attitude intérieure. C'est aussi comment on vit notre vie quotidienne, instant par instant.

Le yoga et la méditation nous permettent de retrouver un rapport de présence et de bienveillance. La performance, proposée souvent en arrière-plan de la pratique du yoga et de la méditation, sert inévitablement à nourrir un ego en soif de résultats.

Et si on lâchait un peu les brides!

Car il n'y a rien à faire, juste à être. Fabrice Midal, professeur en philosophie et auteur du livre Frappe le ciel - écoute le bruit, nous explique que notre plus grande source de stress est certainement le désir de tout gérer, de tout contrôler. Outre notre compte en banque, nous devrions relâcher ce besoin de gestion et de performance afin de faire un peu plus confiance en la vie et en qui nous sommes. Nous vivons dans une société d'évitement. Nous sommes tristes, nous prenons une bière. Nous vieillissons, nous appliquons une crème spéciale. Développer un rapport à sa présence, c'est ne pas chercher à éviter quoi que ce soit, mais de réapprendre à être.

Après ces quelques semaines de yoga, vous pouvez trouver certaines imperfections à votre cours. Un local trop petit, trop froid ou trop bruyant. Vous pouvez trouver qu'il y a trop de gens ou que le professeur n'est pas le bon pour vous.

Or, vous pouvez aussi accueillir le tout comme une expérience et observer que vous êtes là où vous devez être et que, finalement, tout est parfait comme ça.

Je pourrai, par ailleurs, faire de même et lâcher prise sur cette question une fois pour toutes!

Je ne peux effectivement contrôler ce que vivent les gens ni les impondérables, n'est-ce pas?

Il n'y a rien à faire, rien à contrôler. C'est tout simplement une occasion unique d'aller à la rencontre de son humanité!

 

Namasté!

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